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Un regard

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L’autre jour je suis allé promener mon VTT autour du Cheiron. Il n’avait pas trop envie de rouler, alors je lui ai proposé une sortie où il faut le pousser et même parfois le porter. Enfin, surtout au début. Parce qu’après, qu’est ce que ça tabasse. Des rochers, des pierres, des trous, des virages secs, des branches, etc… Enfin, le seul endroit où on peut se reposer c’est en traversant le parking de la station de Gréolières-les-Neiges.

 

La rando commence au hameau de Saint-Pons, dans les gorges du Loup. De là, départ pour Coursegoules, mais pas par le vallon du Taillet ! Non, ce chemin est trop facile. Par le Collet de Gilibert, avec ses rochers, ses lacets et ses nombreux raidillons, c’est tout de suite plus physique. Pour rester longtemps sur son VTT, il faut vraiment en vouloir. Surtout quand y’a de la boue de partout et de l’eau sur les rochers… T’en veux encore ? (NDLA : Je parle à mon VTT) Alors direction le col de Coursegoules (balise 146) par l’ancien chemin en lacet. Là, le bike se fait porter sur le dos pendant 350 mètres de dénivelée et presque 1 km. A chaque rencontre avec un randonneur, le plus fatigant est de s’entendre dire : «  aller, bon courage ! », ou «  il ne reste plus que 15 lacet », ou «  le VTT c’est pour votre plaisir ? »…

 

Au col, on peut poser son VTT parce qu’il commence à avoir la gerbe… C’est que ça balotte pas mal à dos d’homme. En plus la vue se dégage sur la Corse, au Sud et au Nord le Mercantour. On entre ici dans un vallon isolé, ou à part une bergerie, il n’y a pas grand monde. Le plus souvent, on peut y rencontrer quelques chevreuils, ou des moutons et plus rarement des Loups. Et à en croire le nombre de carcasse de moutons qui jonchent le chemin, ces derniers ont fait du coin leur garde-manger (plusieurs attaques l’été dernier). Mais retournons à nos moutons, pardon, notre VTT. Allez ! Direction le Plan des Baumettes par la Combe d’Henry : le single track suit la courbe de niveau et se montre ludique. Mais il est difficile de rester concentré tant le panorama sur le Mercantour est à couper le souffle. Et du souffle on en a bien besoin pour se taper le raidillon au dessus de la bergerie de la combe d’Henry.

De là, le sentier devient piste et descend vers la station de Gréolières-les-Neiges. En cette fin de mois d’Avril, entre les plaques de neige et la boue, il est difficile de rester propre et c’est maculé de gadoue que l’on traverse la station pour aller chercher le GR 4. Le VTT fait un peu la gueule. On suit le GR4 en prenant plein Sud pour traverse le plateau du Haut Cheiron et en essayant de rester sur le vélo. Technique trial obligatoire. A la balise 194 c’est enfin la descente tant espérée vers Gréolières, cette fois village. Faut aimer les épingles serrées, très serrées, faut aimer les pierres, faut aimer les vibrations dans les avants bras, le dos et tout le reste du corps. Mais en faisant abstraction de tout ça on passe un très beau moment de VTT. La descente se fait avec la vue sur la Méditerranée, puis la vallée du Loup et le village de Gréolières que l’on ne rejoint pas ! On passe à côté de la croix, à laquelle des plaisantins ont attaché une nappe.

L’objectif est de retourner à Saint-Pons par le sentier en balcon qui passe au dessus de la source Jeanne Magnone. Là aussi, le single est ludique, étroit, rapide et quelquefois physique et la vue toujours aussi éblouissante. A la bergerie de Font Roubaud, soit on descend par le sentier, soit on poursuit par la piste ouverte récemment (non indiquée sur la carte IGN) et qui rejoint le Collet de Gilibert. C’est un bon moyen pour éviter la frustration de l’aller, quand on poussait le VTT sur un sentier idéal pour de la descente. Descendre ! C’est ici un régal : portions rapides, épingles, petits sauts… Attention tout de même à ne pas percuter les cerfs et biches qui traversent le chemin sans regarder. Arrivé à Saint-Pons, on n’a qu’une envie : recommencer ! Le VTT, lui, il fait la gueule et à les pneus dégonflés.

Bilan de la sortie : 28 km pour 1100 mètres de montée


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Randonnée tranquille à la montagne de Thiey : + 500 m, et 10 Km. La montagne de Thiey ? Au dessus de Grasse, c'est la dernière "vague" des préalpes, une barre calcaire qui domine le pays grassois et le baie de Cannes de 1500 mètres de haut tout de même. Au départ du hameaux de Canaux, c'est une belle boucle à faire à pieds. Départ du hameau, remonter la piste qui grimpe au plateau de la Colle, puis prendre le sentiers des Pivoines et rejoindre la crête, un pied côté mer, l'autre côté Mercantour. Du sommet reprendre le sentier qui descend plein Sud, puis faire le tour de la montagne et rejoindre Canaux.
Ce tour peut se faire en VTT, avec un peu de portage et quelques passages techniques. De rares hiver, la face Nord de la montagne de Thiey offre une rando à ski incroyable. Il y a deux ans, on pouvait chausser de Canaux !

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Le Mistral,ce vent qui rend fou, aura eu raison de ma "GTM, ou Grande Traversée des Maures", entre Fréjus et Pignans. Pour ceux qui ne sont pas des habitués de ce blog, je rappelle le principe d'une "GT", ou Grande Traversée : réaliser la traversée d’un massif montagneux à VTT, en partant de chez soi à VTT et en y revenant par le même moyen. Il est impératif de ne pas utiliser la voiture. En revanche, il est possible de prendre un bus, un train, ou un bateau…

Pour cette "GTM", départ de la gare de Cannes. TER. Puis arrivée à la gare de Fréjus.blog-gtm-1.jpg Ensuite VTT sur les pites des Maures. Etang de Vilepey, passage sous la Flûte (connue des amateurs de Roc d'Azur), au musée du phonographe, puis au col du Vignon et à Notre Dame des Maures, point culminant du massif avant de redescendre à la gare de Pignans. DSCF4602.JPGSoit 75 km pour prés de 1 500 mètres de montées et descentes, essentiellement sur pistes roulantes.

Dans la réalité… En ce mardi sur le quai de la gare de Fréjus, un vent violent m’accueille. Le Mistral ! Je pense que je vais en baver, mais bon… On y est, alors en avant ! De là, l’idée est de gagner le massif des Maures par l’Etang de Villepey. Facile à dire. Plus délicat à faire quand un Mistral à décorner les bœuf se renforce, et surtout souffle dans le mauvais sens : c'est-à-dire en pleine face !  Et très vite la moyenne horaire en prend un sacré coup. Si la montagne de la Flute retient un peu le vent, en revanche, au col de Valdingarde, il est très difficile de pédaler, rester sur le vélo, respirer et garder la cadence. Même dans les descentes, il faut pédaler ferme pour avancer. Et ce vent ! Il empêche même de s’entendre réfléchir. A chaque col, il revient plus fort. Un mur ! Il m’oblige à monter d’une ou deux vitesse et à faire beaucoup plus d’efforts. Dans la descente vers la chapelle St-Domat, il me soulève et m’envoit finir la course dans les ronces… Bon. Continuons !

Sur le plateau qui mène au dessus du Plan de la Tour, c’est une furie. Je n’ai jamais vu çà : une masse invisible mais puissante bloque mes épaules, me pousse d’un bord à l’autre de la piste. Pour continuer à avancer il faut faire preuve d’une impressionnante concentration et de beaucoup d’équilibre. Le bruit est à la limite insupportable. Le vent rentre dans une oreille pour en ressortir par l’autre. Amusant, tout autour de moi se trouvent d’anciens moulins… à vent. Ils me narguent presque. Au Moulin des Gastons, je comprends que la partie est perdue. Je devrais déjà être au col de Vignon. Je suis toujours là. J’avance à peine. Quelquefois je suis même obligé de mettre pied à terre et pousser sur quelques mètres mon vélo. Impossible de pédaler. Difficile de marcher. Un peu avant le col de Vignon, soit à 45 km de ma gare de départ et à 30 de celle d’arrivée, je me dis que le reste du parcours, sur les crêtes des Maures sera trop dur à faire avec ce vent de face. Il devient même dangereux de rester là. Les branches craques, les feuilles volent de tous côtés et tout à l’heure il m’a semblé voir passer dans les airs un rocher, immense le rocher… Alors ? Fuir !!! Quitter très vite cet enfer. Enfin vite ? Dans une "GT", le principe est de partir en autonomie, en prenant le train et de traverser un massif. Mais je n’arriverai pas à la gare de Pignans avant un bon moment pour prendre le train à l'heure. Donc plan B : direction la gare des Arcs, distante tout de même d’une bonne vingtaine de kilomètres. L’idée est de rejoindre la piste de l’Aube et de traverser en direction de l’Argens. Au plus vite. Mais le vent redouble, toujours en face de moi, toujours aussi fort. Sur la petite D 72 entre Plan de la Tour et Vidauban je me surprends à pédaler dans une bonne descente pour avancer.

La moyenne est basse. Le vent fort. J’avance. Un peu après 15 heures, soit un peu moins de 5 heures après mon départ de Fréjus j’entre dans la gare des Arcs. Au compteurs : 63 km. La "GTM" ce sera pour une autre fois.

Aller plus loin :
Le topo de la GTM sera mis en ligne une autre fois. A lire aussi la GTE, ou Grande Traversée de l'Estérel de Fréjus à Cannes.


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Quand les skis de rando restent dans leur housse, le V.T.T chauffe. Retour dans l'Estérel aujourd'hui avec une virée à la Dent de l'Ours, sous le Pic de l'Ours et une trés belle descente en passant par la grotte de l'Uzel, le col des Lentisques, le sommet des Lentisque, le col de l'Evèque, et le ravin des Lentisques. Départ à 477 m, arrivée à 50 mètres, entre : 10 km de descente... Et des tas de pierres, racines et autres obstacles à éviter. Au total, 30 bornes et 700 m de déniv. Pas de long discours cette fois-ci dans ce post, mais une vidéo pour vous reposez. C'est comme à la T.V ! Il suffit de bien se caler, de ne penser à rien et de regarder, une bière dans la main gauche et la souris dans la droite. Bonne vidéo.
Descente VTT Esterel Dent de l'Ours
envoyé par fredel06

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 La transhumance devant le refuge de la Cantonnière



 

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