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Aventuralpines

Tu as déjà skié à Peyrescq ?

13 Mars 2013, 20:14pm

Publié par Fred06

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Peyrescq ? C'est le bout du bout du monde ! Plus un commune, pas vraiment un hameau... Le site a été restauré dans les années 50 et 60 par des universitaires belges. La plupart des maisons appartiennent à des associations, ou des universités et le site accueille régulièrement des conférences... Pour un départ de rando à ski, il y a plus insolite, mais c'est beaucoup plus loin. Enfin, plus loin, oui et non, parce que pour arriver à Peyrescq, il faut quand même en vouloir. Du bas de la vallée, on n'aperçoit pas le village. Il se confond avec les gros blocs rocheux. Ce n'est qu'au dernier moment qu'on comprend que l'endroit n'est pas naturel. Les maisons se logent sur un promontoir qui domine la vallée de la Vaïre. Elle se blotissent entre les rochers.

Pour rendre le départ un peu plus dépaysant, la rando débute devant d'étranges sculptures dans de gros blocs de rochers...

Bon, bon, bon... En avant, pour rejoindre le sommet du Courradour sous un soleil de plomb. Il fait chaud mais la neigen ramollie par la pluie de la veille a gelé dans la nuit. La progression à travers la forêt se fait rapidement, sur une surface dure. Fin du sous-bois. La montée se poursuit sur une pente régulière, à travers un paysage ouvert sur le haut verdon et les montagnes des préalpes de Grasse. Maintenant le ciel se voile.

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Voici le sommet du Courradour et ses drapeaux tibétains. La vue est dégagée sur Plan Rieu et le Grand Coyer. Nous descendons, sans enlever les peaux, par un brèche à travers la falaise. Elle est juste assez large pour y passer en escalier. Petite glisse avec les peaux sur une poudresse de rêve. La traversée de Plan Rieu, en direction de la cabane vieille est un grand moment de ski à travers un large plateau désertique fermé par les pentes du Coyer. La neige est dure et la vitesse de progression toujours soutenue.

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Un petit vent froid se lève au moment où nous attaquons la rude montée vers le Collet d'Emburles à 2300 mètres. Le ciel se fait menaçant, le froid plus vif. Du printemps nous faisons un bon en arriève vers l'hiver. Un groupe file vers un sommet anonyme à 2565 mètres et un autre vers le Grand Coyer. Peu inspiré par la neige, et plutôt attiré par le promontoir offert par mon Collet d'Embrule, je profite du paysage et du jeu des nuages et de la lumière sur la neige.

La première descente se faite sur une neige mi cartonnée mi dure, rendue inskiable par un effet de jour blanc sans brume. Cette mauvaise lumière efface tout relief et il est difficile ressentir si on descend, monte, glisse, ou si on est à l'arrêt. Etrange sensation qui donne mal au coeur. C'est avec plaisir que nous remettons les peaux pour retraverser Plan Rieu en direction des crêtes du Courradour que nous gagnons aprés avoir franchi une forêt de mélézes et brassé pas mal de poudresse.

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Sommet, soleil, masses de nuages sombres et enfin descente sur une neige de printemps, un peu lourde sur la fin. Et un lièvre qui fera un bout de descente avec nous !

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Bilan de cette journée : 14 km, 1 300 m de montée pour moi et 1 600 mètres pour les plus courageux.

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