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Aventuralpines

"Baskets party" au col de la Gineste pour le Marseille-Cassis

26 Octobre 2014, 14:56pm

Publié par Fredaventuralpines

 

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Je n'avais encore jamais fait le Marseille-Cassis. Trop de bitume, trop de monde... Je suis plutôt un habitué des singles en VTT ou trailrunning et des pentes vierges en ski de rando.

Et puis, pourquoi pas ?

15.000 participants pour cette édition 2014, et moi. Celà fait beaucoup de monde sur le boulevard Michelet, au départ de Marseille. Une heure avant le coup de sifflet, les coureurs sont enfermés entre des grillages, au milieu de la route. On se pousse, on se tasse et finalement, tout le monde se retrouve debout, les uns contre les autres, l'espace vital vite réduit au minimum. Il va falloir attendre une heure comme çà. Le temps passe lentement et certains ont envie d'aller aux toilettes et vont uriner dans des sortes de grandes poubelles, ou plutôt des WC pour homme  posés contre les grilles. Des filles escaladent le grillage pour aller derrière une maison, un peu plus loin. Drôle de rituel ! Et ce n'est pas terminé. A top moins 5 minutes, des dizaines de vêtements sont jetés par des concurrents, de l'autre côté des grillages. Ils enlèvent les couches mises pour attendre au chaud. Cela fait le bonheur de certains passants qui repartent avec un pull, un tee-shirt.

Mais l'ambiance est bonne et tout le monde se parle, échange rigole.

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Un gars drolement vétu m'interpelle : " je supporte pas ces grillages et les agents de sécurité, çà me rappelle la prison". J'ai envie de lui dire qu'il peut partir en courant, personne ne va le courser. A quelques mètres, des coureurs portent le maillot de leur entreprise. Il y a là des ouvriers, des cadres et même des patrons de grandes boîtes. Marseille-Cassis, est un condencé de la société, avec un lien commun : tout le monde y laisse de la sueur.

Mais revenons à la course. Le temps passe et le chrono va se déclencher.

Pour l'ancien tollard, je me trompais. Le départ est donné et des milliers de coureurs se mettent à le suivre, à avancer, doucement, puis en trotinant, puis de plus en plus vite jusqu'à ce que chacun ait trouvé son rythme de course et se soit calé derrière les porteurs de drapeau qui indiquent les temps de course.

 

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Cette foule immense qui se met à courir vers un même but, communique une étrange impression de puissance, comme si tous ces efforts individuels s'associaient. Moi aussi, j'en fais partie et c'est une sensation qui donne des ailes.

Enfin, pas trop, il faut tout de même poser un pied devant l'autre en gardant de la vitesse et aussi trouver son souffle, parce que la montée de la Gineste est déjà là, et il reste encore une bonne quinzaine de bornes.

 

 

 Premier ravito et c'est la guerre pour attraper une bouteille d'eau et un morceau de banane. Le sol est trempé, des coureurs me coupent la route. Faire gaffe ! Se retrouver au sol ici serait dommage, alors que je me prends rarement des bûches en VTT sur des sentiers défoncés.

La montée est moins difficile et longue que ce que je pensais. L'habitude aussi du trail et des grimpettes casse-pattes. Le passage du col se fait dans une ambiance Tour de France. Je double et garde un bon souffle. Des concurrents en difficulté sont encouragés par d'autres, en meilleur forme. Belle solidarité.

 

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C'est la descente qui est plus difficile. Le rythme est élevé et dans ses conditions, les chocs sur le sol se font ressentir dans toutes les articulations. Et là aussi, surprise, la descente se fait rapidement, le paysage et la concentration pour ne pas rentrer dans un autre concurrent, aidant. Il y a aussi une grosse ambiance le long de la route. On pense à autre chose qu'à l'effort. C'est plaisant d'être là et de communier avec les milliers d'autres runners.

Et puis à l'horizon, la mer. Et les falaises du cap Canaille. Que demander de plus ?

Voilà les premières maisons de Cassis. Court moment d'euphorie. Puis, c'est le panneau "Cassis". La course n'est pas terminée et le mollet gauche a des signes annonciateurs de crampes... Tenir et avaler un tube de "power" pour attaquer la cruelle montée des pompiers, puis la dernière descente, où un concurrent a fait un malaise. C'est bête, si proche de l'arrivée.

 

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Voilà le port de Cassis et cette foule, le long des barrières. Grosse ambiance. La ligne d'arrivée, tant espérée. Et le plaisir d'avoir courru un mythe, qui ne se démonte pas depuis 35 ans.

Marseille-Cassis est une belle course !

 

Le reportage TV de France 3 Provence :

Video You Tube, passage à Luminy 

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