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Aventuralpines

L'Agnel, ou l'autre route du paradis en ski de rando

10 Février 2008, 17:39pm

Publié par Frédéric Delmonte

Une randonnée à ski idéale à la cime de l’Agnel (2 927m) ce dimanche. Du soleil, de la neige, en abondance et en qualité, un peu de vent pour rafraîchir et un paysage grandiose. Alllez, le récit :

L’Agnel ? Oui, faut pas confondre avec l’Agnel de la Roya. Notre Agnel, c’est celui du Boréon. C'est cette montagne qui ferme la vallée de Cougourde, tout au bout du bout du monde. Derrière, c'est l'Italie. Elle n’est pas la plus imposante du secteur, même si elle dépasse les 2 900 m. Et en plus, elle se fait voler la vedette par la Cougourde, qui l’écrase physiquement, ou alors par les presque 3 000 de la Tête de la Ruine et du Guilé, plus prestigieux. Vue du refuge, sa «  dent » semble même un peu ridicule. C'est ça l'Agnel ??? Et pourtant… Y aller en hiver est une très belle course, plutôt longue quand on part du Boréon, à 1 500 mètres d’altitude. Après la remontée des pistes de ski de fond, à l’ombre et dans un froid polaire (avec en ce matin froid l'accompagnement polyphonique des hurlements des Loups du centre Alpha). Après la longue remontée du vallon de Cougourde par le sentier d’été, très enneigé en ce moment. Au pont de Peirastrèche, l’épaisseur dépasse le garde corps (photo ci-dessous). Attention à la descente !

Après avoir admiré la Cougourde, toujours aussi surprenante sur la ligne de crête de la vallée. 

 

Après le refuge puis le replat du lac des Siagnes, c'est-à-dire après 1 h 30 à 2 heures d’approche, la course commence vraiment. Et il reste tout de mêplus de 700 mètres de montée dans le raide vallon de l’Agnel que l’on a attaqué par la droite (en évitant le lac Agnel. L'itinéraire de montée classique passe par le lac). On grimpe alors rapidement dans un goulet raide qui se resserre de plus en plus et dans lequel il faut enchaîner les conversions. Puis la pente se calme et le paysage s’ouvre. Voilà le haut vallon de l’Agnel, un endroit isolé, comme coupé du monde. A droite la Cougourde, vue sous un angle insolite. Derrière le Guilé et la Tête de la Ruine. On franchit un petit collet pour récupérer la pente finale qui monte directement sous le sommet que l’on atteint à pied entre quelques rochers. De là, le panorama s’étend des Alpes du Nord, à la Corse en passant par le Viso et la plaine du Pô.

Ci dessous : le Gélas, le St-Robert et la Cougourde. La face Nord du Gélas (et le couloir des italiens) a l'air bien chargée et se prépare à nous offrir une belle descente pour ce printemps.

Toujours aussi magique. Le vent du Nord et l’appel de la descente nous chassent de ce promontoire. Agréable surprise, la neige dans la première pente porte bien. Pas de piège, ni de poudre lourde. Plus loin, c’est identique. Quant à la descente dans le vallon de l’Agnel, elle se fait à vitesse grand « V » et en enchaînant les virages sur une neige de printemps plutôt de bonne qualité.

Une pause au refuge pour boire un « Orangina », la boisson officielle des sorties ski de rando, puis c’est reparti pour une descente mémorable du vallon de Cougourde. A fond entre les mélèzes, les rochers et les randonneurs en raquette. Même le chemin offre un terrain de jeu amusant. On se croirait dans un jeu vidéo, ou sur une piste de « border cross ». Puis voilà de nouveau les pistes de ski de fonds et la fin de la randonnée.

Toi aussi, tu peux le faire :

Départ du Boréon, à 1 500 m. Sommet à 2 927 m.

Montée de 4 à 5 h. Descente de 1 h à 1 h 30.

Emporter couteaux et crampons.

 

 

 

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