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Aventuralpines

Sur les crêtes du Cheval Blanc

27 Janvier 2008, 12:55pm

Publié par Frédéric Delmonte

Lancés dans l’exploration, en ski de randonnée, des sommets des préalpes de Grasse et de Dignes, nous nous sommes dirigés, cette fois-ci, en direction du Cheval Blanc. Le Le Cheval Blanc ? C’est cette interminable crête qui domine la vallée de la Bléone. L’été, ses lapiaz sont brûlés par le soleil et les quelques herbes rases disparaissent, donnant au lieu son aspect gris, ou blanc. Les hivers généreux, la neige s’y attarde volontiers. Depuis la vallée de la Durance, la face Nord Ouest de la montagne ne laisse voir que de grandes pentes, très rarement skiées. A moins d’y aller en piolet/crampons, pas de passage pour gagner les sommets. L’accès se fait depuis la vallée du Verdon, à partir de Château-Garnier. Départ à 1080 m. On emprunte la piste qui remonte le long vallon de l’Estelle. C’est à partir de là, une randonnée en ski de fond. Pendant plus de 6 km, il faut s’enfoncer dans un vallon encaissé et désert, avant de gagner le cœur du massif du Cheval Blanc. Nouvelle difficulté : avant d’atteindre le vallon de Sécaré qui mène à la crête, il faut franchir la forêt et son enchevêtrement de branches basses et de buissons. Plus haut, le fond de vallon démarre en toboggan, gelé lors de notre passage. Il faut donc enchaîner les conversions, parfois dans des positions délicates, pour enfin sortir sur une première crêtes. De là, la vue sur la vallée de l’Issole commence à être intéressante. On voit aussi le contraste entre face Sud, sans neige, et les autres, plus blanches. On monte encore. Plus haut, la chaleur se fait sentir et la neige colle. Heureusement, les crêtes arrivent vite, et avec un vent frais salutaire. La vue s’étend de la Sainte-Victoire au Sud, au Cheiron, en passant par les montagnes du Verdon et tout au Nord le Dévoluy et les Ecrins, avec notamment le Pelvoux. Plus bas, la Bléone étire son lit, avant de traverse Dignes et de se jeter dans la Durance.

Après un premier sommet, le sommet des Croquets, il faut redescendre une centaine de mètres, atteindre un col, puis remonter pour attraper l'étroite crête sommitale, en longeant l’impressionnante face Nord. Ne pas glisser, ne pas glisser… Sur la gauche, (la photo ci-dessous) le Dévoluy et les Ecrins.Au sommet, à 2323 m, un « chantier » attend le randonneur : on y construit un observatoire. Ses sacs de ciment et ses armatures en fer cadrent très mal avec le paysage et le caractère sauvage de cette course, depuis le départ. Enfin…On redescend avec les peaux, avant d’attaquer une montée et enfin les enlever. Place à la descente par le même vallon qu’à la montée. La neige est transfo, ou de printemps, et les premiers virages dans une pente à 30, 35 degrés, s’enchaînent avec beaucoup de plaisirs. Voir la vidéo ci-dessous :

Plus bas, c’est un calvaire : la neige est croûtée, gelée, ou lourde. Ce sera conversions et lignes droites jusqu’à la forêt où l’on déchausse pour éviter de se prendre une racine. Retour au chemin et descente jusqu’à Château-Garnier. On déchausse à 10 mètres de la voiture...

 

 

Tu peux le faire :

Départ : Chateau-Garnier , à 1080 m. Remonter la vallée de l'Estelle. On peut monter au sommet en passant par le Paluel, en cas de bon enneigement et enchainer par les crêtes. Sinon, remonter le vallon de l'Estelle et grimper par un des 3 vallons sur la gauche (sortie décrite sur ce blog). Sommet à 2323 m.

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marc B 13/06/2008 20:32

Photos sympa...comme toujours par chez nous il n'y a pas trop de neige et elle colle...Nous avons programmé le cheval blanc en rando ce dimanche ...Salut Marc