Dormir, ou skier le Cheiron ???

Publié le 17 Janvier 2008

4 heures du mat'. Le réveil sonne !!! Bon dieu, c'est pour quoi faire au juste ? Aprés réflexion et consultation de mon agenda, c'est jeudi, le jour d'aller skier la face Sud du Cheiron. Debout ! Mais pour y glisser, il faudra encore attendre un peu. Des températures plus douces et surtout la pluie de mercredi ont eu raison du généreux manteau blanc qui avait recouvert la pente en début de semaine. Les observations d'un de mes informateurs (bien placé et bien informé) et la lecture d'un post sur Denali confirment cette mauvaise nouvelle : la face Sud du Cheiron n'est pas en conditions. C'est pour cette raison qu'à l'embranchement pour Saint-Pons, nous continuons en direction de Gréolières-les-neiges. Au moins, en partant de la station, il y aura toujours du ski à faire. L'idée de crapahuter, dans le noir, la boue, la caillasse et les buissons, au départ de Saint-Pons, et avec les skis sur le dos, n'est guère réjouissante. Surtout quand on s'est levé à 4 h du mat' et que dans quelques heures il faudra être au boulot. Après quelques plaques de glace plus tard, c'est le parking de la station. Désert et froid. La première difficulté, et la seule, consiste à sortir sans se péter la gueule sur la glace vive. Parce que la montée vers les crêtes est sans problème. 40 minutes plus tard on s'arrête sur une corniche, les spatules dans la face Sud. Comme on y voit toujours aussi bien que dans le cul d'une poule, on, réalise que l'on est au sommet du Cheiron avec l'arrivée d'une fort et glacial vent. Et puis en bas, les lumières des villes de la côte apparaissent. Endin, autre signe : il n'y a plus de neige sous les spatules, juste du vide...

6 h 40. La face Sud reste dans la nuit. Pour attendre l'arrivée d'un peu de lumière, on traverse gentiment les crêtes, pendant, que plus bas, les dameuses préparent les pistes. Un peu après 7 heures, les premières lueurs du jour permettent de distinguer les obstacles. Enfin, si peu... Nous enlevons les peaux pour nous jeter dans un premier couloir en face Sud. Glacé ! Trop glacé pour tourner sereinement, surtout quand on sait que 100 mètres plus bas, il y a les cailloux. Décidemment, cette face Sud n'est pas en conditions. Alors, on repart dans le vent et le froid à la recherche de la première bonne descente, pour s'y jeter dedans. Ce sera celle de la combe sous la cime de Jérusalem, en direction de la combe des Baumettes. La neige est toujours aussi dure, mais pas trop glacée et les virages s?enchaînent dans de grands raclements de carres. Au loin, le Mercantour commence à bien se détacher du ciel. Le jour arrive petit à petit. A 1 500 mètres, on « repeaute » pour regagner la cime de Jérusalem. Le soleil en profite pour sortir de derrière les nuages qui nous cachent la vue sur la Corse. Sommet. Et de nouveau un fort vent. On « dépeaute » et c'est la dernière descente, avant de retrouver la voiture et la route du boulot. La journée peut commencer.

Rédigé par Frédéric Delmonte

Publié dans #Ski de Rando

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stef 18/01/2008 16:29

Tu oublies de dire que tu as réveillé ta femme, qui a eu du mal à se rendormir pour se relever à 6h30 et aller au boulot...Menfin, je t'aime quand même.

david 18/01/2008 15:56

Ah oui, c'était bien vous le groupe de 3 qu'on a vu descendre dans le jour naissant.