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Aventuralpines

Sur la piste du Roc d'Azur

13 Octobre 2007, 07:39am

Publié par Frédéric Delmonte

J’avais laissé le Roc d’Azur à Ramatuelle, une journée d’octobre 1995. C’était, je crois, sa douzième édition. Douze ans plus tard, à Fréjus, cette épreuve de VTT est devenue un gigantesque barnum : 15 000 participants, 100 000 spectateurs, des courses toute la semaine et un salon où l’on peut constater l’évolution de la planète VTT. Les grandes marques ont déboulé avec leurs nouvelles machines (en vente d'ici quelques semaines), leurs mécanos (pour l'assistance gratuite aux coureurs), leurs catalogues sur papier glacé (pour baver), leurs commerciaux (pour vendre les vélos) et ce cirque n’a rien à envier aux salons automobiles, à la foire de Nice, ou à la fête de la Bière à Munich (bon, j'exagère un peu...). Ambiance société de consommation et une première impression : le Roc d’Azur s’est transformé en fantastique machine à faire du « cash ». Il est loin le petit salon de Ramatuelle, où les marques exposaient sous quelques dizaines de tentes. Où l’on s’alignait avec un vieux Gitane sans suspension et avec un maillot fluo, un survet’ Adidas et des chaussures de rando. Quelques souvenirs du Roc de Ramatuelle reviennent : la dernière montée pour aller au château Voltera après le fantastique parcours sur le sentier du littoral, la vue sur le golfe de St-Trop’ et la dernière descente, que j’ai presque toujours faite sur la jante…

Douze ans plus tard, sur la base nature de Fréjus, il y a un peuple pas possible, des montures à plusieurs milliers d’euros, des snacks et bars où l’on peut se restaurer, des stands où se vendent, ou alors se font désirer, des super chaussures, des maillots anti-transpiration, et du matos avec des lignes, des suspension et un poids pas possible… En parallèle au Roc, une compét’ de Bi-Cross fait un chahut très jeun’s. Après avoir retiré dossard et plaque, vérifié l’heure de ma vague de départ pour dimanche, sur le Roc 55 km, un petit tour sur la ligne de départ, où s’alignent les coureurs du Master Roc.

L’instant rappelle les départs de Ramatuelle : le speaker, le décompte, la tension qui monte et les premiers coups de pédale avec le rythme cardique qui s’affole. Mais où est passée la fameuse rivière en crue à traverser et la boue des sentiers de Ramatuelle ? Réchauffement de la planète oblige, il ne pleut plus avant et pendant le Roc. En avant pour une nouvelle reco. Le parcours est bien fléché, les secours présents aux descentes délicates, aux carrefours les organisateurs très sympas. A la route, je file au col du Bougnon pour m’intégrer aux coureurs Roc Marathon et au Master Roc, histoire de retrouver des sensations. 1995, c’était hier. Dans la course, les vélos sont plus techniques, mais l’ambiance est quasi identique avec un peu moins de stress (on est sur des Roc plus cool que la compèt’ et j’ai retrouvé ceux des dernières vagues). Dans les montées les coureurs se parlent, s’encouragent. Au bord des chemins, certains s’étirent, d’autres se ravitaillent, ou récupèrent. Plusieurs changent la chambre à air… Dur le Roc 88 km. 

La fin du parcours, avant de retrouver la plage est bien technique, et le passage sur la plage plutôt fatigant, même si je n’ai que 30 bornes dans les pattes. Comment je serai dimanche, avec 50 km au compteur et encore 5 à faire ?

Pour tout savoir sur le Roc : www.rocazur.com

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Yvonne 16/10/2007 21:44

Superbre veste Adidas !
Et très belle banane ...

stef 15/10/2007 11:04

J'espère que t'as pris ton club pour le golf de st Trop'!Et moi qui croyais que tu en bavais, plein de sueur et tout! En fait, tu révisais ton swing...Stef