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Aventuralpines

Lac Fenestre

15 Septembre 2006, 13:47pm

Publié par Frédéric Delmonte


24 janvier 2004.

Autant l’écrire tout suite : le haut vallon de Fenestre a été certainement  le seul endroit du département à voir, vendredi, le soleil. Pourtant, en tout début de matinée, rien ne pouvait le laisser présager (à l’exception du bulletin de météo France qui annonçait un léger mieux dans l’après-midi, mais toujours des nuages). En arrivant vers 8 heures, nous trouvions Saint-Martin de Vésubie endormie sous une fine pellicule blanche.

1 230 mètres d’altitude. Impossible d’aller plus haut en voiture. La petite départementale qui conduit à la Madonne n’est plus praticable. Il a neigé bien bas cette nuit. Les sapins sont blancs et la brume qui enveloppe les lieux donne à cette vallée du Mercantour des airs de Savoie. Les flocons continuent de tomber.

Il est 9 h 10. Après avoir bataillé vingt minutes avec les chaînes de la voiture, pour ne pas avoir de mauvaise surprise le soir, nous commençons à progresser les skis attachés au sac à dos. Etant donné les conditions, nous décidons de choisir au dernier moment notre itinéraire, en fonction de l’évolution de la météo.

Nous chaussons les skis à 1 300 mètres d’altitude. La route est maintenant recouverte d’une bonne couche de neige. Le temps ne s’améliore pas. Il neige de plus en plus. Nous avançons en silence. Après un bon (et long) échauffement, nous décidons de quitter la départementale pour rejoindre la Madone par le chemin qui démarre à la balise 350. Le temps continue de se détériorer : il neige à gros flocons. Nous abandonnons l’idée de rejoindre la Baisse des Cinq Lacs  par le vallon de Prals, pour rejoindre le refuge de la Madonne. Décidemment, il fait trop mauvais.

C’est sur le chemin à l’Adret, juste avant d’arriver en bout du parking de la Madonne (balise 356 à 1 900 mètre d’altitude), que les nuages s’écartent et laissent la place en cinq minutes au soleil. Le paysage prend une toute autre allure : le Caire de la Madonne, puis le Mont Collomb et enfin le Gélas apparaissent, tous plâtrés de neige. Avec le soleil et la neige, leurs crêtes ressemblent à de la dentelle. L’air est sec et froid. Il révèle les moindres détails des montagnes et leur donne des airs de géant. On se croirait en Himalaya.  Le spectacle est surprenant : seul le haut du vallon et les sommets sont épargnés par les nuages. En bas, dans la Vésubie, le temps a dû rester médiocre.

Il est 11 h 20, nous décidons de casser la croûte, assis sur un banc du refuge. Il fait bon, même chaud. Le temps semble se maintenir. Un petit vent s’est levé et des paquets de nuages tournent  entre les crêtes de la Valette de Prals, du Gélas et de la cime de l’Agnellière. Pour l’instant, nous sommes épargnés et continuons de profiter du soleil.

Nous poursuivons notre rando en direction du lac Fenestre. Au dessus de la Madonne, la neige change de nature : elle devient plus dure et presque gelée à certains endroits. De la brume vient tourner autour de nous, puis elle continue sa course au fond du vallon. Le vent se lève. Nous arrivons avant 13 h 30 au lac (2260 mètres). La vue est dégagée et le col reste au soleil. Il y a beaucoup de neige et un peu plus de vent (très froid). Les pentes de la Madonne de Fenestre, Est, ont purgé. De nombreuses coulées les recouvrent. Il n’est pas encore 14 heures, nous décidons de redescendre pour rentrer tôt. La neige est dure et très agréable à skier. Au dessus du refuge, nous faisons la course avec une harde de chamois qui détale dans les pentes. Puis, nous prenons la route pour la descendre, skis aux pieds jusqu’à la voiture, puisque la neige est tombée toute la journée dans le fond de la vallée et qu’elle nous a préparé une belle piste. Il est 15 h 20.


Rando effectuée sans appareil photo. Aujourd'hui encore, je le regrette...

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