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Aventuralpines

En ski de rando à la tête de Pra Bertrand, ne te prends pas la tête

15 Septembre 2006, 13:44pm

Publié par Frédéric Delmonte

 

Dimanche 29 Février 2004

Dimanche 16 heures, un peu avant le col du Pilon (environ 700 mètres d’altitude) au dessus de St-Vallier. Notre petite 106 Peugeot monte péniblement les derniers lacets avant de redescendre vers Grasse. Il neige à gros flocons et la visibilité est réduite à une trentaine de mètres. La neige tient au sol et sur la route. A côté de moi Hugues prépare son piolet. Derrière, Florence vient de rebrancher son ARVA, pour plus de sécurité et sort sa pelle du sac, au cas où il faudrait dégager la route au col. Les chaînes sont à portée de main. La situation devient critique. Arriverons nous à sortir de cette tempête et à rejoindre Pré du Lac ?

 

Ce récit de retour n’est pas le dernier écueil d’une sortie ski de rando, gâchée par le mauvais temps.  Au contraire ! Quelques heures auparavant, à 8 h 44 exactement, notre balade avait bien commencé.

Départ à 1530 mètres sur le pont qui enjambe le Verdon, au hameau de la Baumelle. Il fait froid. Très froid. A en croire nos oreilles qui piquent et nos nez qui fument, il doit bien faire un bon moins quelque chose, mais le ciel est dégagé. Nous chaussons les skis. Direction la Tête de Pra Bertrand, un discret sommet à 2364 mètres, entre les stations du Seignus et de la Foux.

Après une montée à travers arbustes dans le vallon de Valdemars, nous rejoignons la forêt du Sapet, puis la piste de ski de fond en dessous de la cabane de berger de Valminette. Le temps se maintient. Il fait même beau, et la vue sur le vallon de Pra Bertrand se dégage. Nous apercevons les crêtes et le sommet. Au Nord, la Grande Séolane se détache derrière le col de Sestrière. Plus à l’Est, le Mont Pelat commence à être recouvert par une légère brume. Le temps change, le ciel se couvre, mais reste clément.

 

Après une étude à la loupe des cristaux de neige (ils s’agit de grains à face plane…), nous décidons de poursuivre en sécurité par le fond du large vallon, en s’éloignant des crêtes effilées de Valminette. En surface la neige reste poudreuse sur une dizaine de centimètres, mais nos skis touchent rapidement une seconde couche… Il ne s’agit pas de « Kloug », le célèbre gâteau de M. Presgovic, mais du sable venu d’Afrique du Nord qui a gelé avec l’ancienne pellicule de neige. Heureusement la pente n’est pas trop forte.

 

Nous progressons en direction de la baisse, entre la tête de Pra Bertrand et le sommet de Valcibière. La montée est très agréable et facile. Mais il fait de plus en plus froid. Au Sud le temps s’est dégradé. Là-bas, il neige certainement, mais au dessus de nos têtes le temps se maintient : des nuages légers et un peu de vent, mais pas de précipitation.

Florence s’arrête au col, pendant qu’Hugues et moi filons au sommet. Il est environ 11 h 30. Et il fait toujours aussi froid. Nous décidons de redescendre jusqu’à la cabane de Valminette pour déjeuner. Dans une pente douce et une neige poudreuse, très légère à skier, le retour est un régal. Comme sur les cartes postales, nous imprimons nos traces éphémères dans la poudreuse et zigzaguons entre les mélèzes. Le ciel est redevenu bleu ( à peu prés…).

Nous déjeunons à l’entrée de la cabane, sous un soleil discret et un froid vif. A 12 h 45, nous décidons de retourner au hameau de la Baumette que nous atteignons un peu avant 13 h 40, après avoir traversé le Verdon.

 

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