Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baou de St Jeannet : Le péril Jaune en escalade

par Frédéric Delmonte 15 Septembre 2006, 13:38 Grandes voies

Escalade à St Jeannet, Le Péril Jaune (200 m, TD)

 

 

A Saint Jeannet, le Péril Jaune, ce n’est pas une histoire d’alcooliques, de grimpeurs qui auraient parcouru la voie, un peu trop chargés en « petits jaunes marseillais ».

Non. Le nom vient probablement du rocher jaune, parfois même orange, que l’on retrouve dans les trois premières longueurs. Voilà pour l’explication philosophique. Pour l’escalade, c’est une autre histoire.

10 h 20 au pied de la voie. Christian et moi, nous nous équipons. J’attaque la première longueur (6a), avec un départ rebaptisé, « pas de la savonnette », en rapport avec l’adhérence du rocher. Pour un début à froid, c’est pas génial.

Heureusement, après le second spit, le rocher devient  adhérent et la suite est plutôt facile.

 

 

Relais ! Christian monte et enchaîne avec la seconde longueur en 5+, dans un très beau rocher, dont la texture se rapproche de la rose des sables. C’est beau mais très abrasif pour les mains.

 

Me voilà au pied de la troisième longueur, en 6a. Et les choses sérieuses commencent : un rocher, dit de « la tête de ras » forme un passage déversant et cache l’accès au grand dièdre jaune. Comment passer ? Première tentative, une main bloquée en inversé dans une faille, le pied droit en opposition contre la parois. Le gauche posé où il peut. Les épaules m’entraînent un peu trop en arrière. On recommence : cette fois, tentative de bloquer la main droite un peu au dessus du passage. Marche pas non plus ! La troisième est tout autant foireuse.

« Bon, on ne va pas y passer la journée ». Je tire sur le spit et passe. La suite, dans la fissure est plus facile et l’escalade agréable.

 

 

Relais dans une grotte. Christian me rejoint rapidement et enchaîne la petite traversée sur la droite. Il rejoint la directissime et poursuit dans la grande longueur, bien verticale, puis un peu déversante, en 6a. A partir de là, l‘équipement porte la marque « made in St Jeannet ». C’est beaucoup plus espacé. Christian me confirme que « ça grimpouille ». Je m’élance et après la traversée, confirme son analyse : «  ça grimpouille pas mal par ici ». Y’à des prises, mais un peu bizarres. Enfin, je passe pas trop proprement et en me reposant sur un clou.

La cinquième longueur en 5+, est un beau dièdre/cheminée en calcaire gris et noir. L’équipement est toujours aussi espacé. Je m’élance, ramone un peu, (écrase ma banane dans le sac…), puis essaie de me dégager pour grimper plus élégamment. Quelques sangles, un coinceur, puis voilà le relais dans une toute petite grotte, où j’arrive à peine à me glisser.

 

Christian arrive, me dépasse et va faire le relais dans une chaîne toute neuve, installée en milieu de la sixième longueur en 6a. Je le rejoints. La dernière « difficulté » nous barre la route. Christian qui a déjà fait plusieurs fois la voie me conseille. Facile ! J’attaque la traversée déversante en 6a. Le premier spit est placé au milieu de la traversée. Avant d’attaquer le passage, il y a 5 mètres à sécuriser entre le relais et le premier spit. Je pose un friend, puis un coinceur et enfin engage ma dégaine sur le bon point et m’élance. J’attrape la bonne faille : main gauche, puis main droite, je progresse sur la gauche, bouge les épaules, lâche la  main droite pour rattraper l’écaille qui permet de sortir… et chute. J’avais oublié de bien poser mon pied gauche sur la bonne réglette. Rebelote, mais en tenant compte de ma remarque et des conseils de Christian. Je passe et vais au relais. Christian me rejoint et file, par une longueur « randonnée », vers le parc à mouton. Il commence à y avoir un petit vent frais et pas mal de nuages. On traverse la grande vire pour arriver au pied de la dernière longueur en 5+.

 

Je pars, pose mes dégaines sur quelques vieux spits, puis bloque sur le passage de la grande écaille. La fatigue, un piton rouillé mal placé…Pas de place pour un friend. Je redescend et laisse Christian passer. Il traverse sans problème, poursuit sur un bon rocher et va disparaître dans la cheminée de sortie. Le voilà au sommet du Baou de St Jeannet. Je recommence, cette fois passe en second sans problème et rejoint la sortie.

 

Il est 15 h 20 et le ciel est gris. Une très belle lumière de fin de journée vient jouer sur les falaises calcaires et les forêts du vallon de la Cagnes.

Descente par le chemin de randonnée, arrêt au bar du village et retour en pays grassois.

 

Le top d'aprés alpessud :

Baou de St Jeannet : Le péril Jaune en escalade

commentaires

Haut de page