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A Vavavoum, l'escalade c'est de la F1

par Frédéric Delmonte 15 Septembre 2006, 13:32 Grandes voies

 

Sortie alpinisme, « Vavavoum » au Cayre Barel (voie TD, 250 m, 9 longueurs)

Samedi 6 août 2005

 

Depuis le GR du Pas du Mont Collomb, Christian nous avait bien indiqué la voie : «  c’est la grand pilier sombre, à droite du couloir. Le premier spit est bien visible ».  Avec de telles indications, le départ de notre voie « Vavavoum », au Cayre Barel (une voie TD soutenue de 250 mètres de haut, avec une longueur clef à 6a/6b, et équipée en 2001) nous semblait aisé. Mais il faut dire que ce matin-là, nous devions avoir de la m… dans les yeux. Après 10 minutes de recherche dans le pilier (en 3 et 4) de la première longueur, impossible de trouver ce p… de spit. Le second, 20 mètres plus haut on le voyait bien, mais le premier…

Nous laissons un sac au pied de la voie. Grimpant en réversible, nous échangerons le sac avec la gourde, les barres de céréales et les vêtements. Ainsi le premier de cordée peut grimper plus léger. Les chaussures sont attachées au baudrier.

9 h 50. Hugues se lance, et finalement, c’est en escaladant qu’il met le pied, ou la main sur ce foutu premier spit. Il se confondait avec la couleur de la roche. Bon. La première longueur expédiée, deux cordées niçoises nous rejoignent au pied de la voie. J’enchaîne la seconde longueur (en 5 et 5+), dans un rocher très compact et souvent recouvert d’un lichen noir, tantôt adhérant, tantôt glissant. L’escalade se fait en adhérence sur de petites prises. La paroi est bien verticale.

Hugues attaque la troisième longueur en 6a, avec un passage déversant un peu délicat à passer, puis il court sur une section bien verticale, avec de petites prises toujours.

La première cordée niçoise me rejoint au relais. La seconde cordée a un peu de mal et après un moment, les quatre décident de redescendre en rappel, nous laissant Hugues et moi seuls dans « Vavavoum ». Tant mieux.

J’attaque la longueur 3, puis enchaîne la 4 (5+ et 6a). Un très beau passage se fait avec les mains en inversé dans une longue fissure. Puis il faut se rétablir de l’autre côté d’une petite arrête pour trouver le relais. Hugues me rejoint et va chercher le relais R5 sur la vire herbeuse. Après quelques longues minutes, et une exploration méticuleuse du lieu, il trouve nos deux spits de relais qui jouaient à cache-cache.

Je me tape la longueur 6 (en 4 et 5+), puis laisse la place à Hugues pour se frotter à la longueur clef de la voie : un enchaînement de deux surplombs en 6a et 6b. Il passe le premier surplomb par la droite, puis se rétablit comme un chat en dessous du second. Il contourne alors le second par la gauche et sort au dessus par la petite cheminée qui mène à l’avant dernier relais. (un débat est ouvert : en principe, le seconde surplomb se passe tout droit, mais une écaille aurait été arrachée, rendant plus délicat l’opération…). Le tirage sur la corde est assez fort. Je le rattrape et me lance dans la dernière longueur de la voie (en 4+). Le rocher est un peu pourri et si cette longueur n’est pas la plus technique, elle demande une certaine attention.

14 h 01. Nous voilà au dernier relais. Il fait toujours aussi beau et nous retrouvons le soleil que nous avions laissé ce matin, avant d’attaquer cette belle falaise située plein Nord. Après une rapide collation, nous descendons à pieds par le couloir herbeux, qui ramène plein Ouest au dessus de la combe frontière avec le Cayre de la Madone. Juste derrière un petit sapin, une chaîne nous permet de poser un rappel. Nous glissons jusque à la baisse, puis descendons le pierrier pour retrouver le GR. Il est 15 h 30. Nous sommes de retour à la vacherie de la Madone après une très belle course.

Plus d'infos :
http://alpinisme.camptocamp.com/sortie7917.html?cname=%2ACayre+Barel%2A&creg=1%2C2%2C3%2C4%2C5&sidc=5337

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