Spectacle animal au lac Autier

Publié le 6 Août 2008

7 h 40 du matin. Après avoir remonté les 580 mètres de dénivelée depuis le pont du Countet, dans la Gordolasque, voilà la moraine du lac Autier, puis son vallon à 2225 mètres d’altitude. Encadré par les pointes de l’Estrech, la tête du lac Autier, les Basto le Grand Capelet et le caïre Cabri, ce lac n’a pas encore pris le soleil. Il reste plongé dans l’ombre et le silence. L’endroit est très prisé des randonneurs mais pour l’instant,en ce petit matin, les troupes de marcheurs ne sont pas encore arrivées jusqu’ici. Ce n’est pas pour autant que l’endroit est inanimé. Dés les derniers lacés de la moraine, un groupe de chamois se laisse voir. Plusieurs femelles profitent du calme pour se nourrir. Elles sont suivie de leur chevreau né au printemps. On ne peu pas encore parler d’éterlou. Les petits n’ont que 3 à 4 mois tout au plus. Peut-être 5, mais vu leur taille pas plus. Un groupe monte vers le caïre Cabri pendant qu’un autre file vers la baisse du Basto et les rochers moutonneux au dessus du lac. Malgré leur jeune âge les petits sont déjà agiles. Une femelle et son petit passent à quelques mètres de nous.

Un peu plus loin, entre les pierres, une araîganée a tendu sa toile et attend son repas. Pendant ce temps, le soleil commence à éclairer les pierriers en dessous des pointes de l’Estrech et encourage les marmottes à sortir de leur terrier. Ce sont les premières à mettre de l’ambiance dans le vallon avec leurs cris stridents. Elles n’arrêtent pas. Etrange. Pour l’instant, il n’y a toujours pas de marcheur dans le vallon. Un danger ? Pas d’aigle royal, mais un gros renard traverse tranquillement le haut du vallon (en bas à gauche sur la photo. J'avais pas le téléobjectif à ce moment là). Il semble à la maraude, le nez par terre, reniflant et regardant dans les trous des rochers au cas où il croiserait sa pitance. Le soleil est descendu sur le lac et un premier randonneur arrive. Il  file, solitaire et silencieux, vers le pas du lac Autier, déneigé. Va-t-il vers le Grand Capelet, ou alors la vallée des Merveilles ? Un groupe le suit d’un peu plus loin. Moins discets ceux-là… A la hauteur du lac, sur la pelouse grasse, ils font une pause… et à notre grande surprise, nous offrent un très beau spectacle de cul. Ils ne nous ont pas vu et profitent de l’arrêt pour soulager leur véssie  en plein milieu de la prairie (on a les photos…). Choqués par ce spectacle les chamois en ont profité pour filer en altitude. Les marmottes, elles aussi sont rentrées. Elles ressortiront tout à l’heure. Et le renard s’est fait invisible. Seule une souris gangade sur des rochers, trop rapide pour se laisser photographier. Pour une prochaine fois.

Rédigé par Fred06

Publié dans #V.T.T

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Rémy 21/04/2009 14:06

Elles sont belles mes photos !