Aventuralpines
Ski de rando, alpinisme, V.T.T, rando dans le Mercantour et plus loin
Au col, on peut poser son VTT parce qu’il commence à avoir la gerbe… C’est que ça balotte pas mal à dos d’homme. En plus la vue se dégage sur la Corse, au Sud et au Nord le Mercantour. On entre ici dans un vallon isolé, ou à part une bergerie, il n’y a pas grand monde. Le plus souvent, on peut y rencontrer quelques chevreuils, ou des moutons et plus rarement des Loups. Et à en croire le nombre de carcasse de moutons qui jonchent le chemin, ces derniers ont fait du coin leur garde-manger (plusieurs attaques l’été dernier). Mais retournons à nos moutons, pardon, notre VTT. Allez ! Direction le Plan des Baumettes par la Combe d’Henry : le single track suit la courbe de niveau et se montre ludique. Mais il est difficile de rester concentré tant le panorama sur le Mercantour est à couper le souffle. Et du souffle on en a bien besoin pour se taper le raidillon au dessus de la bergerie de la combe d’Henry.
De là, le sentier devient piste et descend vers la station de Gréolières-les-Neiges. En cette fin de mois d’Avril, entre les plaques de neige et la boue, il est difficile de rester propre et c’est maculé de gadoue que l’on traverse la station pour aller chercher le GR 4. Le VTT fait un peu la gueule. On suit le GR4 en prenant plein Sud pour traverse le plateau du Haut Cheiron et en essayant de rester sur le vélo. Technique trial obligatoire. A la balise 194 c’est enfin la descente tant espérée vers Gréolières, cette fois village. Faut aimer les épingles serrées, très serrées, faut aimer les pierres, faut aimer les vibrations dans les avants bras, le dos et tout le reste du corps. Mais en faisant abstraction de tout ça on passe un très beau moment de VTT. La descente se fait avec la vue sur la Méditerranée, puis la vallée du Loup et le village de Gréolières que l’on ne rejoint pas ! On passe à côté de la croix, à laquelle des plaisantins ont attaché une nappe.
L’objectif est de retourner à Saint-Pons par le sentier en balcon qui passe au dessus de la source Jeanne
Magnone. Là aussi, le single est ludique, étroit, rapide et quelquefois physique et la vue toujours aussi éblouissante. A la bergerie de Font Roubaud, soit on descend par le sentier, soit on
poursuit par la piste ouverte récemment (non indiquée sur la carte IGN) et qui rejoint le Collet de Gilibert. C’est un bon moyen pour éviter la frustration de l’aller, quand on poussait le VTT
sur un sentier idéal pour de la descente. Descendre ! C’est ici un régal : portions rapides, épingles, petits sauts… Attention tout de même à ne pas percuter les cerfs et biches qui
traversent le chemin sans regarder. Arrivé à Saint-Pons, on n’a qu’une envie : recommencer ! Le VTT, lui, il fait la gueule et à les pneus dégonflés.
Bilan de la sortie : 28 km pour 1100 mètres de montée
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