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Un regard

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Après ces dernières semaines à faire du V.T.T, la traversée à skis de randonnée du Gourc de la Peur, au dessus d'Isola 2000, semble irréelle. Les ponts de neige se sont même reformés au dessus des torrents. La neige est de retour dans le Mercantour !. Enfin sur quelques vallons et sommets des crêtes frontalières. Les chutes de neige de la fin de semaine ont été très localisées. Merci la Lombarde.

8 h 30. Il fait plutôt froid pour la saison, le soleil est au rendez-vous, mais pas pour très longtemps, d'après le bulletin météo. Jusqu'à la première pente, la neige porte bien. Ensuite, il faut faire la trace dans 30 cm de fraîche. A 9 h, nous retrouvons le soleil au col Mercière, et le panorama se dégage. Un regard en arrière, pour jeter un coup d'oeil sur les crêtes du Malinvern et son sommet qui fume. Le Malinvern, fabuleux sommet, avec sa longue arête de Cessole (course décrite dans ce blog au chapitre alpinisme) et son sommet rouge.

Petit doute à ce moment là : la neige sera t'elle au rendez-vous sur le reste de notre parcours ? A main droite, les pentes Sud de la Tête Mercière sont dégarnies par le vent. Plus au Sud, les sommets au dessus de Mollières sont blancs. Et notre vallon ? Il abrite une belle neige de printemps, bien portante.

En avant ! En quelques minutes, nous rejoignons le vallon de Tavels. La première partie de la montée se fait sur une pente plutôt soutenue, entre sapins et rochers. A droite, les crêtes de Plagels, plâtrées de neige, nous dominent. En hiver, ce vallon est toujours aussi sauvage et calme. En faisant une pose, nous nous apercevons qu'il n'y a pas un bruit, pas un souffle d'air. Le silence absolu. En montant, nous admirons les belles pentes Nord qui mènent à la baisse de Claus, ou des Portettes.

Encore quelques enjambées et voilà le second col de la journée : la baisse de la Lauze, qui mène au vallon italien de Valscura. Petite déception : elle est en grande partie déneigée. Bernard file sur la droite récupérer une langue de glace et de neige. Je tire tout droit, skis sur le dos, et remonte les éboulis jusqu'aux lames de pierre du col. En bas, on aperçoit un skieur de rando solitaire.

11 h 20. En même temps que nous remontions le vallon, le mauvais temps s'est installé. A la baisse, il est sur nous et  absorbe l'arête Sud de la cime de Tavels.Le jour blanc descend, en même temps que les flocons de neige accentuent leur chute. L'ambiance change, aussi bien dans les airs qu'autour de nous. Les parois Nord de la Tête de Claus ont retenu des flammes de givre. Au sol, les premiers virages de la descente Nord de la baisse sont en glace, puis en poudreuse lourde. Au bas de la pente on distingue quelques accumulations de neige. Des plaques ? Avec Bernard, on tombe d'accord sur leur nombre : il y en a au moins 2.

Je m'élance, dans une certaine concentration et sans les dragonnes ni les sécurités des skis. Un dérapage pour ne pas aller taper dans les rochers qui dépassent, puis un virage et un autre, encore un et voilà la poudreuse lourde.

Comme il y a 3 ans, cette petite descente réserve son lot de surprises. Comme il y a 3 ans, presque au même endroit, ma fixation saute à cause de l'accumulation de neige sous le ressort. S'arrêter dans le mauvais temps, sortir le couteau Suisse et attaquer la boule de glace. Cette fois-ci, j'ai un peu plus de chance. Je ne me prends pas les coulées de neige de la face Nord de Claus sur la gueule. Bon... On en étions nous ? Ah, oui : recoller les peaux de phoque, puis remettre les fixations et lever la tête vers la dernières difficultés de la journée : la baisse de Druos. Du bas du vallon, on l'aperçoit à peine.

Le jour blanc est là. Sans s'annoncer, il s'est descendu dans le vallon, recouvrant le moindre relief. Dans ces conditions, il est délicat de faire un trace logique et on s'épuise vite à tracer dans les accumulations de poudre. Voilà le col. Pour grimper sur le chemin d'été çà moitié recouvert, il faut jouer les équilibristes sur une plaque de glace, puis jeter ses fesses sur la première pierres salvatrice et faire monter ses skis.

Le mauvais temps est bien là : du vent et des flocons de plus en plus lourds.

Une fois de plus, le passage de la baisse s'avère délicat. On n'attaque pas direct dans la descente, (trop de rochers) pour traverser par le chemin d'été. Mais une belle accumulation de neige dure domine le vide et les rochers. Ai-je bien préparé mes carres ? C'est la question que je me pose en traversant, avec sur les yeux un masque à neige... recouvert de neige humide. Question visibilité, on fait pas mieux !

Enfin la descente vers Isola, dans une neige cartonnée. A la piste, un rayon de soleil pointe son nez, puis le beau temps revient.


Le parcours :

Plus d'infos :http://skirando.camptocamp.com/sortie30712.html?page=4


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Bon, je sais. L'intitulé de ce blog est : sorties alpinisme, ski de rando, etc... dans le Mercantour". Et depuis quelques semaines, il est de moins en moins question de Mercantour, ni même de montagne, à part une virée dans le massif du Mont-Blanc. Mais en même temps, les conditions de neige sont limites dans notre massif ces derniers temps. Alors, pour changer, je vous propose 2 photos prises lors de ma dernière sortie V.T.T. 33 km entre le barrage de St-Cassien, celui de Malpasset, les gorges du Blavet et le village de Bagnols en forêt. Trés jolie randonnée dans des paysages différents et sur des pistes à dominante roulante. A noter un passage trés intéressant sur le GR 51, qui coupe le ravin de la Bonaute. La descente se déroule sur un single track trés amusant. Les 2 photos ci-dessous. La carte avec l'itinéraire une prochaine fois.


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Je n'ai pas encore trouvé ce nouveau bouquin de montagne, mais il doit être intéressant à lire. Si quelqu'un le connaît, merci  de laisser un commentaire.


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Cet hiver, les crampons des pneus de mon V.T.T s'usent plus vite que la semelle de mes skis de rando. Difficile de faire du ski en ce moment dans le Mercantour ? Pas de problème ! On charge le V.T.T dans le coffre et direction les préalpes de Grasse.

Ce jour-là, on s'arrête au hameau de Canaux (1 092 m), entre St-Vallier et Andon. Premiers coups de pédale en direction du plateau de la Colle et de sa bergerie, située sous la face Sud de l'Audibergue. Il y a un peu plus d'un an, le vallon de la Colle était couvert d'une bonne couche de neige, et événement exceptionnel, il était skiable jusqu'au hameau, ou presque. En cette mi-mars, la température y est de prés de 20 degrés au soleil et les crocus se disputent avec les brins d'herbe. En bavardant, on avance, dépasse la bergerie. Quelques raidillons à négocier en poussant la monture et place à la descente.

Voilà les éboulis des Rougières, surplombés par les falaises de l'Audibergue. C'est la première descente de la journée sur une piste caillouteuse, parsemée de gros blocs, bien carrés, qui n'attendent qu'une chose : faire exploser un pneu ou envoyer valdinguer dans le décors le vététiste.

Dans la combe d'Andon on récupère le GR 10, qui court à flanc de colline dans un superbe single track, d'abord à tendance descendante et sous les arbres, puis à tendance ascendante et en plein gagnard. Puis, une autre descente sur une large piste avant de récupérer un bout de route (300 mètres). On remonte vers Andon, avant de prendre à droite pour récupérer la piste forestière qui monte au col de Cornille (1 387 m). J'écris bien qui monte : petit plateau devant, grand plateau derrière, le cul sur le becquet de la selle et en avant cocotte pour un bon quart d'heure de pédalage intensif qui se termine par un petit portage.

Aprés 50 mètres de route, on prend à droite une large piste forestière pour rejoindre la petite station de la Moulière. Du parking, on rejoint la station de l'Audibergue par le sentier qui coupe la piste de l'Aups. A la station ne surtout pas s'arrêter au restaurant « Chez Huguette » si on veut rentrer avant la nuit.

Descente vers Andon par le sentier de l'Aups, qui en V.T.T se montre bien décevant (trop de cailloux pour rouler).

A la sortie d'Andon prendre la piste qui descent vers le Pont du Loup. Un single track très sympa. Aprés le pont, remonter vers les Aubières par une piste en sous-bois très caillouteuse. On rejoint « La Pinée ». De là, on prend la piste qui longe la route en contrebas et mène au col de la Sine. Avec les km dans les pattes et le vent de face, un vrai bohneur.

Retour à Canaux, aprés plus de 41 km, 1 000 mètres de dénivelée et 2 crevaisons.


Le parcours, en suivant les balises du Conseil Général :

Départ de la 177, au hameau de Canaux. 179. 99 aprés la descente sous les Rougières. 209. 206. 219. 166. 167. 169. 174. 173. 172. 171. 170. 150. 149. 151. 156. 191. 213. et 177.





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 La transhumance devant le refuge de la Cantonnière



 

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