Départ de Roquebrune sur Argens. L’objectif du jour est de rejoindre le col de Gratteloup (altitude 226 mètres), sur les hauteurs de Sainte-Maxime. Pour y arriver, un bon V.T.T, 2 solides jambes, un peu de volonté et dans la poche, 2 cartes I.G.N. Important, les cartes I.G.N ! Anciennement appelées carte d’état-major, elles constituent encore un bon appel à l’évasion. Mieux qu’un site internet, mieux qu’un topo, mieux qu’un sentier balisé. La carte I.G.N, c’est la liberté. Liberté de continuer, de tourner à droite, à gauche, de revenir sur ses pas, de choisir, ou de ne pas choisir, de se tromper, d’arriver dans une impasse, de traverser une propriété privée des chiens de garde à ses trousses et d’inventer son chemin. On ne parlera jamais assez de la poésie d’un trait sur une carte, du langage des courbes de niveaux, ou des colories, sans oublier le mystère d’un nom de lieu.
Aujourd’hui, nous nous laisserons guider par le GR 51 et sa variante qui mène au col de Valdingarde (392 mètres).
De là, une très belle vue sur les rochers de Roquebrune sur Argens (à traverser à pieds par les crêtes, c’est une très belle rando alpine, avec passage de II et III, rappel, mini via ferrata et passage dans une grotte. On en reparlera).
Plus loin, on aperçoit les montagnes des préalpes de Grasse recouverte d’une mince et fraîche couche de neige.
On entame la descente vers le musée du phonographe, en dessous du col de Gratteloup. L’endroit a été ravagé par les flammes et le chemin est quasiment impraticable en raison des arbres brûles qui coupe la voie. A part quelques passages sympa et la vue sur les ruine du Vieux Revest (derrière sur cette photo), il a peu d’intérêt.
En plus, on se perd pour prendre la mauvaise trace, celle qui mène au Château Panescorse, dans la cour duquel nous attendent deux énormes chiens « Patoux » qui prennent nos V.T.T pour des loups…
Par la petite route nationale, on rejoint le col de Peigros. De là, ce sera « impro » pour rejoindre Roquebrune notre point de départ. Suivant l’inspiration et l’invitation lancée par la carte IGN, nous allons vers Valcologne, puis la Bastide Neuve, avant de rejoindre le ruisseau du Fournel. Le vallon est isolé et coloré : de l’ocre, du vert, du noir, du gris des gorges. La piste se fait trialisante. Au Pas de l’Evoué, on suit un chemin en balcon qui passe sous la Ginestou et permet de rejoindre la piste des Clapiers. Très jolie vue sur le golf de Fréjus. Direction le sommet de la Flûte par les Nicoles, avant de quitter le sentier pour rejoindre celui qui mène au Jas de la Moutte, par le golf de Roquebrune.
Retour à Roquebrune après 41 km et 1000 mètres de montée, pour 3 h 30 de V.T.T.
Rando réalisée avec les cartes I.G N TOP 25 3544 ET et 3544 OT.
Les crêtes du Mont Mounier photographiées depuis la fontaine du Clot, au dessus de Beuil. Paysage de début d'automne ? Non, il ne faut plus se fier aux apparences : on est à la fin du mois de janvier. D'en bas, le Mounier semble impressionnant. Et si on allait le voir d'un peu plus prés ? Départ du col de l'Espaul, à 1748 mètres. La montée démarre aprés le hameau de la Colle.
Ensuite, c'est simple, pour aller au Mounier, il faut suivre les panneaux. Seul inconvéniant : faut monter !
On monte, on monte et un peu avant le Mont Joyo, on arrive sur la Lune. L'endroit est désertique. Le Mounier apparaît, si loin et si proche : le petit Mounier et son observatoire, puis la crête sommitale et le Mounier, plus à droite. Ce week-end, il y avait du monde au sommet : pas des skieurs, mais des randonneurs montés par la crête Ouest que l'on voit sur cette photo.
On a tellement marché, que l'on est arrivé au Groendland. Comme une impression d'évoluer sur la banquise : de la glace et un paysage plat... Alors, on revient sur ses pas, pour retrouver le chemin du Mounier. De la neige trés dure, en ce dimanche, pour traverser la baisse du canton du midi. On chausse les crampons.
La pente se redresse pour rejoindre la pointe au dessus du col de Crousette. De ce promontoir (la pointe sans nom indiquée à 2662 m sur la carte) la vue se dégage au Nord sur la vallée de Roya, les crêtes des montagnes d'Estenc, de la Bonette et plus loin des Ecrins. Le vente souffle assez fort et fait descendre la température.
Au Sud, zoom sur la Corse, que l'on aperçoit bien au dessus de la mer de nuages. Le panorama s'étend de la frontière italienne, aux montagnes de Toulon, dans le Var, en passant par les Maures, le littoral azuréenne, la Corse et au Nord les Ecrins. Fantastique.
En redescendant, on aperçoit le groupe du Gélas (à droite sur la photo)
On continue la descente par le même sentier que pour la montée. Au fond, les rares pistes enneigées artificiellement de Valberg.
Fin de journée et retour vers le hameau de la Colle, avec un soleil rasant.



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