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Triste nouvelle. Un gendarme du Peloton de gendarmerie de  haute montagne a été tué cet aprés-midi et un autre très grièvement blessé dans un accident de  montagne, alors qu'ils effectuaient un exercice au Mont Pelago, dans le Boréon. Les deux hommes progressaient dans un couloir particulièrement difficile, à  une altitude de 2.600 mètres environ, lorsqu'un rocher en surplomb s'est  décroché et les a emportés. Ils ont dévissé d'environ 300 mètres.  Les deux hommes effectuaient, en compagnie d'une autre équipe également  composée de deux militaires, une mission de surveillance sur un itinéraire de  haute montagne fréquemment emprunté par des alpinistes, a indiqué à l'AFP le  lieutenant-colonel André Petillot, chef du groupement des Alpes-Maritimes. Le gendarme grièvement blessé a été héliporté vers un hôpital de Nice. Son  pronostic vital est réservé.



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En attendant le récit et les photos du tour du Clapier, voici une petite vidéo de sa descente.


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Une randonnée à ski idéale à la cime de l’Agnel (2 927m) ce dimanche. Du soleil, de la neige, en abondance et en qualité, un peu de vent pour rafraîchir et un paysage grandiose. Alllez, le récit :

L’Agnel ? Oui, faut pas confondre avec l’Agnel de la Roya. Notre Agnel, c’est celui du Boréon. C'est cette montagne qui ferme la vallée de Cougourde, tout au bout du bout du monde. Derrière, c'est l'Italie. Elle n’est pas la plus imposante du secteur, même si elle dépasse les 2 900 m. Et en plus, elle se fait voler la vedette par la Cougourde, qui l’écrase physiquement, ou alors par les presque 3 000 de la Tête de la Ruine et du Guilé, plus prestigieux. Vue du refuge, sa «  dent » semble même un peu ridicule. C'est ça l'Agnel ??? Et pourtant… Y aller en hiver est une très belle course, plutôt longue quand on part du Boréon, à 1 500 mètres d’altitude. Après la remontée des pistes de ski de fond, à l’ombre et dans un froid polaire (avec en ce matin froid l'accompagnement polyphonique des hurlements des Loups du centre Alpha). Après la longue remontée du vallon de Cougourde par le sentier d’été, très enneigé en ce moment. Au pont de Peirastrèche, l’épaisseur dépasse le garde corps (photo ci-dessous). Attention à la descente !Après avoir admiré la Cougourde, toujours aussi surprenante sur la ligne de crête de la vallée. Après le refuge puis le replat du lac des Siagnes, c'est-à-dire après 1 h 30 à 2 heures d’approche, la course commence vraiment. Et il reste tout de mêplus de 700 mètres de montée dans le raide vallon de l’Agnel que l’on a attaqué par la droite (en évitant le lac Agnel. L'itinéraire de montée classique passe par le lac). On grimpe alors rapidement dans un goulet raide qui se resserre de plus en plus et dans lequel il faut enchaîner les conversions. Puis la pente se calme et le paysage s’ouvre. Voilà le haut vallon de l’Agnel, un endroit isolé, comme coupé du monde. A droite la Cougourde, vue sous un angle insolite. Derrière le Guilé et la Tête de la Ruine. On franchit un petit collet pour récupérer la pente finale qui monte directement sous le sommet que l’on atteint à pied entre quelques rochers. De là, le panorama s’étend des Alpes du Nord, à la Corse en passant par le Viso et la plaine du Pô. Ci dessous : le Gélas, le St-Robert et la Cougourde. La face Nord du Gélas (et le couloir des italiens) a l'air bien chargée et se prépare à nous offrir une belle descente pour ce printemps.Toujours aussi magique. Le vent du Nord et l’appel de la descente nous chassent de ce promontoire. Agréable surprise, la neige dans la première pente porte bien. Pas de piège, ni de poudre lourde. Plus loin, c’est identique. Quant à la descente dans le vallon de l’Agnel, elle se fait à vitesse grand « V » et en enchaînant les virages sur une neige de printemps plutôt de bonne qualité. Une pause au refuge pour boire un « Orangina », la boisson officielle des sorties ski de rando, puis c’est reparti pour une descente mémorable du vallon de Cougourde. A fond entre les mélèzes, les rochers et les randonneurs en raquette. Même le chemin offre un terrain de jeu amusant. On se croirait dans un jeu vidéo, ou sur une piste de « border cross ». Puis voilà de nouveau les pistes de ski de fonds et la fin de la randonnée.

Toi aussi, tu peux le faire :

Départ du Boréon, à 1 500 m. Sommet à 2 927 m.

Montée de 4 à 5 h. Descente de 1 h à 1 h 30.

Emporter couteaux et crampons.


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Lancés dans l’exploration, en ski de randonnée, des sommets des préalpes de Grasse et de Dignes, nous nous sommes dirigés, cette fois-ci, en direction du Cheval Blanc. Le Le Cheval Blanc ? C’est cette interminable crête qui domine la vallée de la Bléone. L’été, ses lapiaz sont brûlés par le soleil et les quelques herbes rases disparaissent, donnant au lieu son aspect gris, ou blanc. Les hivers généreux, la neige s’y attarde volontiers. Depuis la vallée de la Durance, la face Nord Ouest de la montagne ne laisse voir que de grandes pentes, très rarement skiées. A moins d’y aller en piolet/crampons, pas de passage pour gagner les sommets. L’accès se fait depuis la vallée du Verdon, à partir de Château-Garnier. Départ à 1080 m. On emprunte la piste qui remonte le long vallon de l’Estelle. C’est à partir de là, une randonnée en ski de fond. Pendant plus de 6 km, il faut s’enfoncer dans un vallon encaissé et désert, avant de gagner le cœur du massif du Cheval Blanc. Nouvelle difficulté : avant d’atteindre le vallon de Sécaré qui mène à la crête, il faut franchir la forêt et son enchevêtrement de branches basses et de buissons. Plus haut, le fond de vallon démarre en toboggan, gelé lors de notre passage. Il faut donc enchaîner les conversions, parfois dans des positions délicates, pour enfin sortir sur une première crêtes. De là, la vue sur la vallée de l’Issole commence à être intéressante. On voit aussi le contraste entre face Sud, sans neige, et les autres, plus blanches. On monte encore. Plus haut, la chaleur se fait sentir et la neige colle. Heureusement, les crêtes arrivent vite, et avec un vent frais salutaire. La vue s’étend de la Sainte-Victoire au Sud, au Cheiron, en passant par les montagnes du Verdon et tout au Nord le Dévoluy et les Ecrins, avec notamment le Pelvoux. Plus bas, la Bléone étire son lit, avant de traverse Dignes et de se jeter dans la Durance.

Après un premier sommet, le sommet des Croquets, il faut redescendre une centaine de mètres, atteindre un col, puis remonter pour attraper l'étroite crête sommitale, en longeant l’impressionnante face Nord. Ne pas glisser, ne pas glisser… Sur la gauche, (la photo ci-dessous) le Dévoluy et les Ecrins.Au sommet, à 2323 m, un « chantier » attend le randonneur : on y construit un observatoire. Ses sacs de ciment et ses armatures en fer cadrent très mal avec le paysage et le caractère sauvage de cette course, depuis le départ. Enfin…On redescend avec les peaux, avant d’attaquer une montée et enfin les enlever. Place à la descente par le même vallon qu’à la montée. La neige est transfo, ou de printemps, et les premiers virages dans une pente à 30, 35 degrés, s’enchaînent avec beaucoup de plaisirs. Voir la vidéo ci-dessous :

Plus bas, c’est un calvaire : la neige est croûtée, gelée, ou lourde. Ce sera conversions et lignes droites jusqu’à la forêt où l’on déchausse pour éviter de se prendre une racine. Retour au chemin et descente jusqu’à Château-Garnier. On déchausse à 10 mètres de la voiture...

 

 

Tu peux le faire :

Départ : Chateau-Garnier , à 1080 m. Remonter la vallée de l'Estelle. On peut monter au sommet en passant par le Paluel, en cas de bon enneigement et enchainer par les crêtes. Sinon, remonter le vallon de l'Estelle et grimper par un des 3 vallons sur la gauche (sortie décrite sur ce blog). Sommet à 2323 m.


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L'image du jour

 La transhumance devant le refuge de la Cantonnière



 

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