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Pause photo au col de Pelet dans l'Esterel.
Une virée en VTT sous la bruine et dans la brume, avec ce retour de l'hiver.
La vue sur la baie de Cannes est toujours aussi surprenante.
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Aprés les températures printanières de  ces derniers jours, voilà le retour de la neige sur nos massifs du Mercantour et du Haut-Verdon. Les équipements sont obligatoires depuis ce matin pour accéder à la Tinée et les stations du Cians. Il ne faut pas s'attendre à de grosses précipitations : 10 à 15 cm au plus selon météo france : (http://www.meteofrance.com/FR/montagne/bulNeige.jsp?LIEUID=DEPT06)

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Soleil plus chaleur. En quinze jours (depuis le tour du Clapier) ce cocktail détonnant et réchauffant a eu raison de l'abondant manteau de neige qui recouvrait le vallon de la Gordolasque. Le matin, il était encore possible de passer, ski au pied, sur la route avant le pont du Countet. Au retour, les skis glissaient un peu moins bien sur le bitume découvert par la fonte de la neige. Quant au mur des Italiens, plus question d'y monter en skiant. Il faut marcher et porter. Cela tombe bien, nous décidons de grimper directement en direction du lac Autier. Premières conversions au milieu des rochers qui sortent leur nez d'un couche de neige dure. Météo France annonçait des température largement positives. Bonne nouvelle, il a gelé dur cette nuit. Nous sortons les couteaux pour progresser en toute sécurité. Ils ne quitteront plus nos skis jusqu'à la Baisse de Basto. Au dessus du lac Autier, l'ambiance change : soleil, chaleur et neige en train de se transformer.

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Pour le moment, nous restons concentrés : avancer un ski puis l'autre et oublier la chaleur. Et cette méthode marche ! Voilà déjà le col entre le vallon Autier et celui du lac Niré. Encore quelques conversions puis s'annonce la baisse du Basto, trop vite atteinte.

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En poussant un peu on grimpe sur le sommet, non identifié sur la carte IGN, qui domine sur l'Est la baisse. On peut l'appeler cime de Montolivo Sud Ouest. Ces dix derniers mètres se font à pied. De là haut, belle vue de la Corse (avec l'île d'Elbe), en passant par le Bégo (photo ci-dessous), le Clapier la Malédie et le Gélas. La journée est belle et on trouve du monde de partout en montagne : sur le Clapier, dans le couloir Est du Gélas, sous le Bégo et la baisse de Valmasque, sur le Capelet... Et puis nous !

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 Place à la descente, en direction de la baisse de la Valmasque.
Descente cime montolivo Ouest
envoyé par fredel06

De beaux virages sur une neige de rêve, puis arrive la longue traversée sous le Basto. A 2 400 mètres, sur le replat entre le lac du Basto et la baisse de Valmasque, on rechausse dans une neige déjà humide pour grimper deux cents mètres plus haut à la baisse du lac Autier.

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Un dérapage, quelques virages bien dans la pente sur une neige dure et la baisse est derrière nous.

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Puis on se laisse glisser en direction du lac sur une neige encore gelée. Drôle de sortie, où la neige glacée laisse la place à une neige de printemps, avant de retrouver de la cartonnée, puis de la gelée, pour finir sur une soupe de printemps. Le printemps en mars : il est fou ce temps !

A toi de jouer :

Tour du Basto : + 1400 m. Emporter couteaux et éventuellement crampons et piolet.
Départ de la Gordolasque à 1 600 mètres. Lac Autier et Baisse du Basto à 2693 m, puis sommet Sud de la cime Montolivo à 2780. Descente vers la baisse de Valmasque. A 2 400 m remonter vers la baisse du lac Autier à 2637m. Puis redescendre vers la Gordolasque.


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Comment rater le sommet du Clapier à cause de quelques centimètres carrés de colle qui ne colle plus ? La réponse est simple. En arrivant un peu explosé au col de la Foux, il est important de ne pas s'occuper de ses peaux. Par exemple les laisser sur les skis, que l'on a pris soin d'oublier dans la neige. Ne pas sécher les peaux qui ont pris l'humidité de la neige fondue. Ensuite, il est important de s'arranger pour qu'elles gèlent en descendant en face Nord du Clapier. Comme ça, au moment de les remettre, elles adhèrent mal à la semelle des skis, puis se décollent et prennent la neige. Mais attention, il faut surtout s'appliquer à les pourrir d'une telle force que même les autocollants de secours ne soient justement d'aucun secours. Ensuite, au moment de faire une conversion délicate, il ne reste plus qu'à les ramasser par terre... Alors, pour poursuivre la virée et gagner le prochain col, seule solution : marcher, en portant ses skis sur le dos. C'est à dire s'épuiser en traçant dans de la neige meuble. Comme ça, au col, avec la fatigue supplémentaire et sans peau, impossible d'aller au sommet.

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Une sortie gâchée ? Non, c'est même tout le contraire. S'engager sur le tour du Clapier reste un grand moment de ski-alpinisme. Il y a le départ sous les nuages. Puis le passage au dessus, avec une mer de nuage qui donne l'impression d'évoluer sur une île. Puis vient le fameux passage du mur des Italiens, bien rempli de neige, mais de neige glacée. On peut aussi se souvenir de la traversée du lac gelé sous le refuge de Nice.  

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 Sans oublier la longue et épuisante montée vers le col de la Fous et le Pas Ouest du Clapier, à 2880 m, sous un soleil de plomb et dans une chaleur surprenante. De là haut, le paysage est tellement beau, avec le Viso qui émerge des brumes de la plaine du Pô que l'on en oublie tout le reste.

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 Quant à la descente de la face Nord, sur le glacier du Clapier, et son austère et glaciale muraille Nord elle ne peut pas s'oublier.  Ensuite, il faut bien remonter en crampons au Pas Est du Clapier pour retrouver le soleil et la chaleur.

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 Assis sur un rocher, on regarde alors ses camarades monter au sommet. Pas de "peau" qui colle, donc pas de sommet ! Mais la descente, elle s'offre avec sa neige dure, puis transformée à point et fait oublier le reste. 600 mètres de dégringolade pour rejoindre le refuge de Nice (voir le film dans un précédent Post). C'est presque le printemps.

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Ensuite, il reste encore 700 mètres de dégringolade pour rejoindre la vallée de la Gordolasque sur une neige en train de regeler. Au passage de la cascade nous partons sur la droite pour descendre en dérapage, ou en crampons, entre deux barres rocheuses. Puis dans le brouillard, nous retrouvons la bergerie de la Gordolasque et la route enneigée. Ici, c'est encore l'hiver.

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 Toi aussi, tu peux le faire :
Départ à 1 550 m de la route de la Gordolasque. Refuge de Nice, à 2230 m, puis baisse de la Fous à 2828 m et Pas Est du Clapier à 2870 m. Descente en face Nord jusqu'à un replat, vers 2650 m. Montée au Pas Ouest du Clapier à 2834 m. Retour à la Gordolasque (-1300 m de descente)
Total : + 1600 m. Entre 7 h 30 et 8 h 30.
Emporter crampons et piolet.


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L'image du jour

 La transhumance devant le refuge de la Cantonnière



 

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