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Aventuralpines

2016 : d'une montagne à l'autre...en courant, skiant, grimpant, pédalant ou volant

23 Décembre 2016, 16:52pm

Publié par Aventuralpines

Début d'année au sommet du  Baou des 4 Heures

Début d'année au sommet du Baou des 4 Heures

Janvier : courir c'est vivre

Courir c'est vivre ! Enfin, quelquefois c'est aussi mourir, cracher ses poumons, pleurer sa mère, en chier, abandonner... Tout dépend de la forme du moment, de la distance et de la motivation. Il faut trouver son équilibre entre ces trois facteurs. Mais quand on y arrive, courir c'est vivre.

C'est ce que je me dis en remontant, en courant, sur le sentier qui mène au Mont-Caumes un peu avant 6 heures du matin, en pleine nuit et en plein froid...

Courir, mais après quoi ? En ce petit matin de janvier, je cours après mon passé, sans grand espoir de le rattraper.

Je suis parti pour enchaîner en trail les 4 monts Toulonnais, ceux de mon adolescence. Ils gardent, à mes yeux, une certaine saveur : celle des débuts en escalade, VTT, et trail (on n'appelait pas encore ainsi à l'époque le footing nature). En avant pour l'extra trail des 4 monts toulonnais , ou ET4M, via le Mont-Caumes, le Baou, le Faron et le Coudon, soit une promenade de santé de 45 km et plus de 2 200 mètres de grimpette.

L'image que je garde est celle du joli lever de soleil sur la rade de Toulon et les îles d'Hyeres,  depuis le Baou.

L'année commence sous le signe du sport... C'est parti ! 

Quinze jours plus tard, direction le Mont Olympe, du côté d'Aix-en-Provence pour jouer avec le chrono sur la course du 30 km. Il fait froid, il y a du vent mais la difficulté des sentiers réchauffe sinon l'atmosphère, du moins le corps. Courir c'est vivre de belles aventures... Froides, mais belles.

Le Trail du Mont Olympe ça fait serrer les dents

Le Trail du Mont Olympe ça fait serrer les dents

Février : de la mer à la mer

Marseille-Cassis-La Ciotat... Voilà le trio gagnant d'une belle virée trail, organisée par le Marseille Trail Club. Tous ces kilomètres pour aller boire une bière plage du Mugel... Courir, c'est quelquefois futile. Il n'y a rien à gagner que quelques bons moments, seul ou entre amis.

 

Mars : le mois de la neige

Le ski de randonnée est souvent l'affaire de fortes têtes qui n'ont pas froid aux yeux pour enchaîner des efforts en altitude,  sur une matière instable et potentiellement dangereuse et par des températures négatives. Pour comprendre, il faut y avoir goûté... A la Tête Ronde et la Tête de l'Aupet, dans le Dévoluy, il s'agit bien évidemment d'une histoire de caractère : celle d'une montagne sauvage qui réserve bien des surprises à ses prétendants. Du grand beau pour le premier sommet et  du bon gros mauvais pour le second. Toute une aventure avec le brouillard qui se lève et la neige qui tombe en même temps que le thermomètre.

Montée à la Tête de l'Aupet, avant le mauvais...

Montée à la Tête de l'Aupet, avant le mauvais...

Avril : rouler, pédaler, avancer

Faire tourner les jambes et oublier la course folle du cadrant. Avec un VTT, il est plus simple de ne pas tourner en rond et de rouler sa bosse d'une colline à l'autre, au pays de la belle lumière. Où ? Mais dans les Alpes-de-Haute-Provence bien sûr !

Descendre et remonter, descendre et remonter...

Descendre et remonter, descendre et remonter...

Mai, mais oui, un marathon !

Allonger les distances pour prolonger le plaisir ? La réponse n'est pas aussi simple qu'il y parait... Pour en avoir le coeur net, rien de tel que de se jeter à l'eau ? Avec mon club, je prends la direction du  Festa Trail du Pic Saint-Loup, pour m'aligner sur le Marathon de l'Hortus. Et prendre mes pieds pendant 6 heures. Courir, c'est être libre, se faire plaisir, mais avoir mal aux jambes, aux pieds, ou aux genoux... L'amour maso.

 

Courir c'est être libre et avoir mal aux jambes

Courir c'est être libre et avoir mal aux jambes

Juin : montagne, neige, boue, froid...

La montagne est surprenante et rarement décevante. Pour le Trail de la Meije, elle a décidé de jouer avec les nerfs des coureurs et des organisateurs de la course. Pluie, boue, mais aussi neige, brouillard et froid en altitude...

Le parcours des 45 km est légèrement modifié, mais les conditions seront démentes, difficiles, mais belles et dépaysantes. Je garde en mémoire le passage sur Emparis, dans la neige, le vent et le brouillard.

L'été commence bien.

Courir dans la neige fraîche en...juin !

Courir dans la neige fraîche en...juin !

Juillet : à en perdre le souffle...

Un été à en perdre le souffle et la tête. Par où commencer ?

Mais par le 1er juillet et la MB Race, à Megève. La météo m'en veut, j'en suis certain. A tel point que cette course se transforme vite en bain de boue. Pluie, orage et froid, ça tombe bien depuis le Trail de la Meije, je n'ai ni séché, ni ne me suis réchauffé. L'hypothermie ne sera jamais bien loin lors des 10 heures de course pendant lesquelles je médite sur un mot : persévérer.

Parti pour faire les 100 km, je bâche sur la boucle de 70 km. Pourquoi ? Dans plusieurs descentes, il faut porter le vélo et courir : trop de boue, les roues ne tournent plus...

Une course de guerriers !

 

VTT ou thalasso ? On ne sait pas...

VTT ou thalasso ? On ne sait pas...

Heureusement, quelques jours plus tard, le Ventoux me réservera son soleil le plus éclatant et du beau temps, pour une montée que je garderai longtemps en mémoire.

On attaque le géant de Provence quelques jours avant le passage du tour de France.

Monté en vélo de route avec des amis, je redescends en... parapente ! Voilà un beau cadeau pour mes 40 ans. Ce sommet, comme d'autres, je le coche pour ma liste des 40 ans, 40 sommets. 

Dans la vie, il n'y a pas que la montagne. Il y a aussi la haute montagne et les Ecrins.

Sans transition après le Ventoux, direction la Vallouise pour une immersion de 5 jours en altitude avec au programme un joli enchaînement de sommets et des bougies à souffler. L'arête des Boeufs Rouges, l'Ailefroide Orientale et la traversée de la Meije.

Orgie d'air pur, de rocher, de glace, de neige et de paysages. Un temps exceptionnel, comme seules les Alpes du Sud en réservent. Et un lever de soleil depuis le Pelvoux que je n'oublierai pas.

Marcher sur de la dentelle aux Boeufs Rouges

Marcher sur de la dentelle aux Boeufs Rouges

Garder la banane sur le glacier d'Ailefroide

Garder la banane sur le glacier d'Ailefroide

Le premier matin du monde depuis le Pelvoux...

Le premier matin du monde depuis le Pelvoux...

Comme le temps me manque, il reste la nuit ! Moins dormir et courir plus, avec un trail dans les Calanques en compagnie d'oiseaux de nuit. Tout çà alors que Marseille s'endort.

La nuit tous les traileurs sont fluorescents...

La nuit tous les traileurs sont fluorescents...

Aout : pas d'ânerie, l'été n'est pas terminé

Ralentir le rythme, reprendre son souffle et se diriger vers le massif des Aravis pour une jolie traversée en autonomie, avec ma fille et un gentil âne. C'est l'occasion de vivre une belle aventure, dans une montagne généreuse et accueillante et de transmettre le goût de l'effort, le respect de la nature et l'apprentissage de l'autonomie.

L'âne n'est pas toujours celui que l'on croit

L'âne n'est pas toujours celui que l'on croit

Il n'y a pas que les Alpes dans la vie. Alors direction la chaîne frontalière des Pyrénées pour deux journées intenses à la Brèche de Roland, puis au Taillon et une jolie montée de nuit au Pic du Midi. Marcher, courir et admirer les étoiles filantes et le lever du soleil avec des amis sous les yeux des vautours qui au petit matin viennent jouer avec les thermiques.

Look sahara avec la casquette anti-bronzage...

Look sahara avec la casquette anti-bronzage...

Traverser la Brèche de Roland

Traverser la Brèche de Roland

Les pyrénées depuis le Taillon

Les pyrénées depuis le Taillon

J'avais oublié la mer. Pas d'été sans bain de mer. Surtout que sur Marseille, il fait (trop) chaud, alors un "trail & plouf" s'impose. On court donc se rafraîchir à la calanque de Sormiou, pour plonger à la découverte de la Grotte Bleue que l'on visite... à la nage.

On respire moins bien sous l'eau qu'en montagne...

On respire moins bien sous l'eau qu'en montagne...

Des Pyrénées et la frontière avec l'Espagne, au Mercantour et la frontière avec l'Italie, il n'y a que quelques kilomètres... Alors, direction la haute Vésubie pour enchaîner deux jolis sommets, sur le fil franco-italien des 3 000 : le Clapier en trail et la traversée des arêtes de la Malédie en alpinisme. Au milieu, un bivouac à la belle étoile.

Ce n'est pas très fatigant l'alpinisme...

Ce n'est pas très fatigant l'alpinisme...

Grimper, jouer avec le vide, le rocher et l'équilibre... Dans les Calanques on court, on nage et on grimpe ! L'Arête de la Cordée au rocher Saint-Michel s'impose pour apprécier le paysage et le beau rocher calcaire. Un joli parcours facile et esthètique.

Et après l'escalade un plouf dans la grande bleue.

Sur le fil...

Sur le fil...

Septembre : c'est la rentrée !

Ne pas s'arrêter et aller goûter, une fois de plus, à l'air des cimes. Cette fois, c'est du côté de Serre-Chevalier que je cours. Le 26 km du Serre Che Trail est un plaisir. De gros dénivelés, de belles descentes et un paysage à couper le souffle... A moins que ce ne soit l'altitude et l'effort ?

ça monte mais c'est beau...

ça monte mais c'est beau...

Octobre : il y a le soleil, le sable et le Roc d'Azur

Rendez-vous incontournable depuis tant d'années. En octobre, je pars donner un bain de mer à mon VTT, après avoir couru les 56 km du Roc d'Azur.

Aller à la plage...

Aller à la plage...

Il faut parfois savoir s'arrêter... Sinon, c'est le corps qui dit stop. La blessure fait partie du sport, même si elle n'en constitue pas le passage le plus agréable. Bloqué, au propre comme au figuré, c'est l'occasion de faire un point d'étape, de réfléchir à sa pratique du sport, et surtout de réviser la machine. Avant de repartir...

Jolie photo...

Jolie photo...

Novembre : voir la  neige tomber

Tomber au bon endroit au bon moment... Pour la neige et pour moi, ce sera à Prapic, tout au bout du bout du monde, dans le Parc National des Ecrins.

Pas un jour à aller à l'école...

Pas un jour à aller à l'école...

Décembre : rester dans la lumière

Trop et on ferme les yeux, pas assez et on dépéri. Trouver la juste lumière est aussi une question de juste équilibre, surtout  sur deux roues. Que ce soit en VTT, du côté des Calanques, ou en vélo de route, sur les crêtes de la montagne de Lure, il faut savoir ouvrir l'oeil et le bon diaphragme de son appareil photo.

De la Lure aux Calanques, une même quête de la belle lumière.
De la Lure aux Calanques, une même quête de la belle lumière.

De la Lure aux Calanques, une même quête de la belle lumière.

Clic, clac, quelle sera la bonne photo de l'année 2017 ?

A suivre...

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