Les Calanques en "trailade" ou trail-escalade

Publié le 21 Décembre 2015

Sugiton, depuis le col de la Candelle

Sugiton, depuis le col de la Candelle

Vous hésitez entre une sortie alpine ou un trail ?

Pas de problème. Direction les Calanques au Sud de Marseille. Cet univers calcaire horizontal et aussi vertical offre un terrain de jeu quasiment infini où il est possible, et même souhaitable, de mélanger les genres : trail et escalade, plongée et escalade, rando et plage, VTT et plongée, etc... Le tout est de respecter la nature et les interdictions, Parc National oblige.

Alors ? On enfile un short, des baskets de trail, et direction le parking de Luminy pour enchaîner quelques uns des passages techniques entre les calanques de Morgiou et Sugiton et le Mont-Puget, comme proposé sur le topo ci-dessous :

Passage 1 : la chaîne de Morgiou

Passage 1 : la chaîne de Morgiou

Première "difficulté" dans la descente de Morgiou. Le très sympathique single offre un beau point de vue sur la calanque. Vers la fin une brèche s'ouvre. Il faut la descendre en désescalade, tout en se tenant à une chaîne. Le pas est plutôt simple. Je l'ai même fait avec un VTT sur le dos...

Cheminée vers le Cap Sugiton

Cheminée vers le Cap Sugiton

Deuxième difficulté. Direction le Cap Sugiton. Le single domine la mer et se fait plus alpin. Un peu avant le Cap, il faut suivre le balisage rouge et s'aider des mains, pour franchir une large cheminée. Passage facile, sauf si le rocher est humide.

Descente à Sugiton

Descente à Sugiton

Troisième "atelier" l'échelle. Une fois le Cap passé, on descend vers Sugiton par un sentier technique, puis une chaîne et une échelle rouillée qui ferait presque penser à celles de la Mer de Glace, à Chamonix. Sauf que là, le massif est calcaire et qu'il n'y a pas plus d'une quinzaine de barreaux à descendre.

Une fois de plus, la grande difficulté réside dans le paysage : on est tenté de le regarder et d'oublier de jeter un coup d'oeil sur le sentier et ses pompes...

Ensuite, il va falloir remonter au dessus de la falaise des toits, en la longeant par le sentier indiqué en rouge. De là, prendre le bon sentier qui descend à La Lèque. Au début, c'est une piste, ensuite un petit sentier barré par des souches d'arbres. Il longe ensuite la falaise. Attention à ne pas glisser.

Via Ferrata de l'oeil de verre

Via Ferrata de l'oeil de verre

Quatrième "jeu", la via ferrata de l'oeil de verre. Depuis la Calanque, il faut remonter par le petit sentier vers le pas de l'oeil de verre. Ne cherchez plus l'oeil... Parti ! En revanche, il reste les chaînes et quelques barreaux scellés à la parois pour y permettre un cheminement aisé. Là aussi, le passage est plus impressionnant que difficile. Il ne faut pas se lâcher ou se louper, c'est tout. On prend vite de l'altitude et c'est une obligation que de se retourner une fois le pas franchi pour voir le vide et la mer tout en... bas !

La cheminée du... diable !

La cheminée du... diable !

C'est le diable cette remontée ! Après le pas de l'oeil de verre, il faut garder du souffle parce que l'on monte dans un mauvais sentier, dans des éboulis et rochers instables. Au bout de quelques minutes on rejoint la cheminée du diable. Rien que çà ! C'est, d'après moi le passage le plus esthétique et technique, car pas équipé et nécessitant de "grimpouiller". Ne pas partir au fond de la cheminée, mais rester sur les bons rochers vers la droite.

Le reste de la sortie ne présente plus vraiment de difficulté... technique. Il faut tout de même se hisser vers le Mont-Puget et en redescendre, après avoir admiré le panorama. Ce jour-là, j'ai voulu reprendre le GR qui passage au dessus du Pas Rebuffat à la Grande Candelle, parce que c'est certainement le plus beau site des Calanques.

Une autre idée de sortie, cette fois avec des chaussons de grimpe, un baudrier et une corde...

Rédigé par Aventuralpines

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