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Aventuralpines

La Gineste, tout le monde descend !

31 Octobre 2015, 15:24pm

Publié par Aventuralpines

Derniers mètres avant la Gineste...

Derniers mètres avant la Gineste...

Marseille-Cassis, sommet 4 des #40ans40sommets.

Le col de la Gineste est en vue. Une dernière ligne droite et j'en aurai fini avec cette montée. Un regard sur ma montre : cardio calé sur 165. Le souffle est correct et les jambes vont bien. Je les allonge pour gagner un peu en vitesse et passer sous le panneau du col avec un chrono à 48 minutes. Les copains du Marseille Trail Club sont là pour nous supporter.

Petit moment de satisfaction.

J'ai décidé, un peu au dernier moment, d'ajouter le Marseille-Cassis à la liste des 40 sommets à faire pour mes 40 ans. Et je ne suis pas déçu.

Après la Gineste, le plus dur du Marseille-Cassis commence. En quelques mètres, il faut changer de rythme de course et le tenir sur les 7 prochains kilomètres de descente. Les muscles doivent travailler différemment. Le corps se prend d'un coup les chocs des pieds qui qui tapent sur le goudron et les vibrations qui remontent dans toutes les articulations. Je me concentre pour adopter un rythme correct, sans cramer trop d'énergie, mais sans perdre trop de temps non plus. La descente est trompeuse. On se laisse facilement entraîner par la foule et la pente. On a l'impression que la course se termine, alors qu'elle commence à peine.

Il faut gérer.

Mais c'est agréable de faire le décompte des kilomètres restants, en regardant le paysage s'ouvrir sur le baie de Cassis. Enfin, avant, il y a la longue ligne droite de Carpiagne, avec le ravitaillement, puis le faux plat. C'est seulement après que la vue se dégage et que l'euphorie monte en même temps que l'on descend et se rapproche de Cassis.

Le corps commence un peu à souffrir et une crampe s'annonce à la jambe gauche. Il va falloir gérer en même temps que penser au chrono. Je regarde le temps qui défile et le cardio pour déterminer une tactique jusqu'à la fin. J'avale une fiole "d'énergie" et boit un coup.

Mais le dernier virage avant d'entrer à Cassis arrive. La pente est forte et le public nombreux. On est porté par l'euphorie et, là aussi, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi comme certains concurrents qui se sentent pousser des ailes et accélèrent à toute berzingue, risquant au passage de faire tombe du monde. C'est le côté désagréable de ce type de course : la gestion des autres concurrents qui courent trop prés et risquent de t'envoyer à la faute...

KM 3 avant la ligne d'arrivée. La crampe à la jambe gauche fait son chemin. La jambe se durcit... Je ralenti un peu, histoire de franchir la ligne d'arrivée debout.

Je pensais terminer en 1 h 35, il va falloir revoir le chrono. Vite, un sucre et un peu d'eau au dernier ravitaillement, puis voilà la fameuse côté des pompiers, avec les pompiers qui attendent et regardent depuis l'entrée de leur caserne. J'essaie de garder le rythme, avec cette crampe qui monte, monte...

Dernière descente. Cette fois, c'est bon. J'entends la sono de la ligne d'arrivée, mais la crampe se déclare vraiment et elle me fait claudiquer... C'est désagréable de perdre des secondes ici, alors que j'aurais pu accélérer. Mais le plaisir de boucler la course avec un temps "honorable" est plus fort.

1 h 42. J'en ai terminé avec le Marseille-Cassis 2015. Il faut encore se frayer un chemin parmi la foule compacte et suante et voilà la plage.

Arrivée à Cassis. Un peu de monde...

Arrivée à Cassis. Un peu de monde...

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