Trail urbain à Marseille, au Roucas Blanc

Publié le 25 Avril 2015

Un des escaliers caractéristiques du Roucas Blanc avec vue mer

Un des escaliers caractéristiques du Roucas Blanc avec vue mer

Montée du Prophète, chemin du souvenir, montée de Roubion, impasse Loubière... Connaissez-vous les traverses, escaliers, calades et autres petites voies de la colline du Roucas Blanc ou des hauts de Périer, à Marseille ?

Quand le temps est humide et les Calanques glissantes, ou alors quand on ne veut pas prendre la voiture, il est possible d'y faire de très toniques trails urbains.

Une pratique qui est à la mode, même si sur le City Trail de salomon, il n'y a pas encore de référence ! Pourtant, en 2014, un trail urbain, dénommé les 2000 marches, avait été organisé sur ces mêmes collines.

Et puis Marseille a été choisie pour être la capitale du sport en 2017. Un argument supplémentaire pour aller mouiller le maillot. On y va ?

En avant, pour découvrir sportivement ce Marseille insolite qui sent bon la glycine, le figuier et les odeurs des jardins. Quasiment en plein centre-ville, ce Marseille des jolies villas, des folies architecturales, ou des maisons d'architecte modernes est un quartier privilégié, pour des privilégiés...

Les traileurs sans le sou y passeront d'autant plus rapidement leur route. Et tant mieux le quartier offre de nombreuses possibilités de courir, en dehors des grandes avenues et des endroits trop fréquentés, tout en restant en ville.

Départ du Parc Borely. On traverse la route. Le parc du Prado, en bord de mer, est un endroit agréable pour s'échauffer avant de retrouver la Corniche, avec le plus long banc du monde (d'après le Guinness des records). Deux kilomètres, de l'anse de la fausse monnaie au Pullman Marseille. Il a été construit à la fin des années soixante lors de l'agrandissement de la Corniche.

On n'est pas là pour faire le fainéant, mais pour courir. Alors, en avant !

C'est plat, on longe la mer, avec une très jolie vue vers Marseilleveyre, les îles... Que demander de plus ?

On pourrait attaquer par l'escalier du Prophète, au dessus de la plage éponyme, mais non. On commencera à grimper par l'escalier qui rejoint la montée de Roubion.

Des marches... Idéal pour un travail d'entraînement

Des marches... Idéal pour un travail d'entraînement

A partir de là, il faut s'attendre à rentrer dans le dur. Des escaliers, des petites rues qui montent... Que du casse pattes et du casse rythme. Le coeur monte dans les tours. C'est un terrain de jeu idéal pour s'entraîner et progresser sans s'apercevoir que l'on force.

Le Marseille trail Club s'y entraîne de temps en temps, comme on peut en juger sur cette vidéo :

On continue par le rue Emile Duployé et ses jolies maisons. Pour information un 70 m2 s'y négocie à la vente plus de 400.000 euros. Pour acheter ici, il faut donc avoir les moyens.

Juste le temps de vous rappeler que l'abbaye Emile Duployé, qui a donné son nom à la rue, est l'inventeur d'une méthode de sténographie. Y penser en courant, ça aide dans les raidillons à venir !

La partie qui suit est plus urbaine, via le chemin du Roucas Blanc, puis la montée du Bois Sacré. Le prochain objectif est en vue : la colline de Notre Dame de la Garde, la Bonne mère de Marseille qui domine la ville du haut de ses 149 mètres d'altitude. Un Everest pour Marseille !

#Marseille #trail urbain #MPSPORT17

Une photo publiée par aventuralpines (@aventuralpines) le

Parce que je vous prie de croire que les escaliers qui y montent sont sportifs. Un vrai calvaire, presque un chemin de croix, en exagérant un peu. On accélère pour travailler le cardio et l'arrivée sous la Bonne Mère est la bienvenue. Le coeur est prêt à exploser et les poumons brûlent.

Ne pas trop s'attarder au milieu des touristes (japonais) qui mitraillent avec leurs appareils photo.

La descente côté Endoume offre une très belle vue sur le Vieux-Port, les îles, le Grand Port de Marseille. Mais il faut garder des forces. Ce qui va suivre reste du sport.

On descend par le montée du Commandant Valentin, puis par les raides escaliers de l'impasse Blanc (qui passe, comme son nom ne l'indique pas). Ensuite, descente par le Chemin du Roucas Blanc et l'avenue des Roches. C'est plus urbain comme ambiance, mais on peut très vite s'en échapper en prenant des chemins de traverse.

Ambiance en plein coeur de Marseille. On se croirait en italie

Ambiance en plein coeur de Marseille. On se croirait en italie

Rue Chanot, impasse de la Loubière... Je ne sais plus très bien par où je suis passé, me laissant aller à suivre les escaliers, les ruelles et les chemins de traverse. Une montée ? Et hop, en avant. Un escalier un peu raide ? Pas le temps de réfléchir que mes baskets y grimpent déjà. Vous avez-là un très bon parcours pour s'entraîner dans les grimpettes raides, mais courtes.

En plus, on ne s'entraîne pas bêtement sur un stade, à courir en rond. Au détour de chaque ruelle, le patrimoine du quartier se dévoile. On peut notamment découvrir de nombreuses tourelles à côté de bâtisses anciennes. Ces villas appartenaient aux armateurs du port qui pouvaient ainsi s'en servir comme poste d'observation et, y suivre les mouvements des bateaux entrant et sortant du port.

Ce quartier foisonne de référence historiques. On peut par exemple grimper les escaliers de la traverse Blancard, "du nom du capitaine qui a importé en France, depuis la Chine les premiers chrysanthèmes, après un an de voyage" explique François Thomazeau, dans "Le guide du promeneur de Marseille", aux éditions "Les Beau Jours".

Trail urbain à Marseille, au Roucas Blanc

Les noms des impasses, chemins, routes ou villas sont autant d'invitations au voyage. En les lisant, on oublie la fatigue de la course. C'est une façon de découvrir, ou de redécouvrir, la ville, plus sportivement et rapidement bien entendu.

Pour la suite, on redescend tranquillement vers la mer, toujours en essayant d'emprunter les chemins de traverse, les ruelles ou personne ne passe, ou presque. Celles où la glycine retombe par dessus le mur, où celle avec des coquelicots qui poussent le long des murailles en pierre. Il y a aussi celle où l'on va déranger un chat de gouttière. On se croirait presque en train de monter à la Treille, du côté du Garlaban, en compagnie de Pagnol.

C'est un bout de Provence dans une métropole ultra urbanisée. Un espace de tranquillité dans une ville qui ne cesse de s'agiter.

Revoilà le Corniche. On peut prolonger ce trail urbain par une virée au parc Borely, ou alors s'engager vers les Calanques par le Pointe Rouge, puis les Goudes. Ou alors vers la Gineste, pour s'enchaîner un petit Marseille-Cassis ? Une autre course, une autre fois...

Tout est question de souffle, de jambes et d'envie...

Si vous voulez en savoir plus sur le Roucas Blanc, une vidéo de la chaîne LCM :

Rédigé par Aventuralpines

Publié dans #Trail

Repost 0
Commenter cet article