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Premier contact (aprés des années d'éloignement) avec les Calanques. Ce sera pour un trail en début de soirée, au départ de la route de Sormiou... L'idée est de rentrer avant la nuit (pas de frontale dans le sac, pas d'autre solution donc...).

Aprés avoir passé le rond-point de la Cayolle (noirci par des voitures qui ont eu un problème de combustion rapide), je stoppe ma caisse à côté de la cabane qui garde la route de Sormiou. Départ pour le col, en petite foulée. Je n'ai pas le temps de commencer à transpirer qu'une voiture me dépasse et pile. A l'intérieur quatre gars qui ont des "têtes pas tibulaires", mais pas loin." Elle est à vous la voiture garée là-bas ?" lance celui assis à côté du passager. Euh, quoi réponde dans ces cas là ? Non, oui, je sais plus, partir en courant dans les sous-bois... J'assume et choisis le "oui". Bonne réponse. Le même me conseille d'aller me gare plus loin, "parce que les gars de la cité ils vont vous la démonter et la laisser sur des parpaings". Sympa comme pratique locale...Et merci aux bons samaritains.

Je reprend donc la voiture et vais la garer au col de Sormiou. En sécurité ?

Deuxième départ, le vrai cette fois, pour suivre le GR 51 qui grimpe avant de descnedre vers le bord de mer. Direction le plan des Cailles pour une boucle, sans carte et avec simplement quelques souvenirs qui remontent à une quinzaine d'années. C'est presque l'aventure.

Passé le col de Cortiou, le paysage change. La mer vient barrer l'horizon d'un bleu profond et sombre. Les falaises tombent à pic dans la mer et le chemin se faufile entre ciel, mer et terrasses calcaires. Quelques pins essaient de survivre dans cet univers minéral. Des Goléands défient l'apesanteur. Voilà les Calanques !

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Le calcaire. Je l'avais oublié celui-là. Dans les Calanques, il est d'un blanc décapé par le soleil. Soit dur et coupant, soit arrondi et glissant... Le cauchemar pour une paire de pompes de trail, et surtout pour les chevilles. Les semelles morflent. A chaque pas, elles perdent un peu plus de caoutchouc sur ce sentier abrasif et agressif. Les placements de pied sont techniques. Il faut être précis dans la foulée et le toucher du sol mais, en même temps être prudent, sous peine de venir chuter lourdement, soi contre un rocher coupant, soi dans le vide...

Difficile de garder sa concentration tant le paysage est bluffant. Vertigineux même ! La mer se trouve à une petite centaine de mètres en dessous du single. Déroutant. Comme la sensation d'éloignement et de solitude. A moins de 5 km à vol d'oiseau de la seconde plus grande métropole de France, on se croirait perdu sur une île isolée. Pas de bruit, pas de Mistral ce soir... Dans cette ambiance les cabanons délabrés du plan des Cailles ajoutent un peu plus à la sensation d'être arrivé au bout du bout du monde.

Je décide de remonter par le grand Malvallon et croise les deux seuls randonneurs du coin, à part moi. Alors, ils sont où les marseillais ou les touristes ? Pas dans la remontée vers les trois Arches non plus. Le passage dans les éboulis, puis la grimpette dans les rochers sont physiques et techniques. Ca tire dans les cuisses et il faut s'aider des mains. Dans les Calanques, la frontière entre trail/rando et escalade n'est jamais bien loin. Il faut avoir le pied agile comme chamois et l'équilibre d'un funambule.

Au dessus du col de la Selle, le coucher de soleil vient faire oublier la présence de la "grande cité " que je distingue presque en ombres chinoises. Toujours personne pour traverser le plateau de l'homme mort et son sentier avec des dagues en calcaires. Attention à ne pas tomber, là non plus ! J'accélère... Un peu plus loin, on replonge dans l'ambiance marseillaise, avec l'odeur lourde de la station d'épuration qui remonte du du vallon...

Le soleil se couche quand je redescends vers le col de Sormiou. Le soleil a disparu. Un gars nettoie sa voiture (rouge) la radio poussée au max. Retour à la civilisation, ou presque...

Mes pompes de trail sont contentes de caresser le bitume.

 

Attention : les Calanques sont devenues un parc national. Se renseigner sur la réglementation.

 

Ces dernières années, les Calanques sont devenues une terre de trail à deux pas de Marseille. Un club, le Marseille Trail Club arpente ces montagnes qui tombent dans la mer. Une course est même organisée : le trail des Calanques, limitée à 130 participants.

 


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J'ai enfin bouclé ma GTM, pour Grande Traversée des Maures ! Fréjus-Carnoules en VTT, via Notre Dame des Anges, soit 75 km, 1 800 m de déniv' pour 7 h d'aventures par les pistes, singles et routes forestières.

Il y a 6 ans j'avais échoué à mi-parcours à cause d'un Mistral de folie qui me projettait dans le faussé en descente et m'obligeait à pousser en montée...

Le principe d'une "GT" est de partir d'un point A en VTT, de faire une traversée de massif et de revenir à ce point A via un transport en commun, bus ou train, pour se rapprocher du Zéro CO2 et rester fidèles aux notions de respect de la nature véhiculées par ce sport. La notion d'aventure est aussi de la partie.

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7 h du matin gare de Fréjus. C'est parti pour une grande journée de VTT. Le fond de l'air est frais et le soleil se lève sur les étangs de Villepey. Direction la colline de la Flute, passage mythique du Roc d'Azur, puis le sentier qui longe la route de Valdingarde avant de rejoindre le col sous le Vieux Revest et le GR 51 que l'on va suivre un moment... De ce point, on peut apercevoir au loin, mais trés loin encore, notre objectif du jour : Notre Dame des Anges à 778 mètres.

De là, on descend à la départementale 25 pour remonter au hameau des Gastons, puis rejoindre la piste de la Colle Dure. Cette dernière domine Plan de la Tour, ses vignobles et l'ensemble du golfe de Saint-Tropez. On aperçoit aussi au loin le Mercantour et les montagnes du Verdon.

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Direction le village de la Garde Freinet, son fortin Maure et ses chataigneraies via une petire toute. Aprés cette portion ce qui va suivre est de loin le meilleur de la virée : les crètes du Rocher Blanc et son single technique au milieu d'une végétation et d'une géologie qui font penser aux bords de mer en Bretagne. Oui, mais là, on se trouve sur les crètes sommitales des Maures : d'un côté la plaine des Maures, les collines varoises et au loin le verdon et la Lure, derrière le Mercantour, au Sud les collines de Ramatuelle, les îles d'Hyères. Ce single est un des plus beaux de la région !

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Ensuite, il faut en garder sous la pédale pour rejoindre Notre Dame des Anges via de petites routes forestières fermées à la circulation, ou des pistes. Il n'y a pas vraiment d'intérêt technique, à part l'ambiance donnée par les chataigneraies et leurs arbres vénérables. Il faut pédaler et avaler les kilomètres. On suit le balisage du GR 9 jusqu'au sommet de Notre Dame des Anges, le toit des Maures !

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Enfin ! Mon compteur affiche 64 km ! Il est 13 heures. Je pédale depuis 6 heures, avec seulement deux petits arrêts pour se ravitailler. Je n'ai pas vu le temps passé. J'ai faim ! Sandwich avec la vue sur les iles d'Hyères et les montagnes de Toulon.

La dernière section de cette GTM est une des meilleures : 650 m de descente sur un single technique et roulant. Le GR9 se montre ludique et rapide. En une petite dizaine de minutes je me retrouve dans la plaine de Pignans, à pédaler à travers ses vignes. Pas de doute, je suis bien dans le Var.

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A la gare de Pignans, je rate le TER pour 20 minutes... Je rejoints celle de Carnoules via le GR9 pour prendre le TER de 15 h 30.

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J'aurais pu poursuivre cette GTM jusqu'à Hyères. Cela aurait été plus logique, par rapport à la topographie du massif, mais le retour en train était plus compliqué à organiser et plus long, avec un changement à Toulon.

Pour une prochaine fois ?

Savoir +

Je conseille cette virée à ceux qui pensent que l'aventure n'est pas possible sur la Côte d'Azur. Entre les agglomérations de Toulon et de Fréjus, le massif des Maures offre un terrain de jeu sauvage, magnifique et exigeant.

Départ gare de Fréjus. Arrivée gare de Pignans ou de Carnoules, cette dernière offrant plus de possibilités de trains.

Matériel : VTT de XC ou All Moutain, un semi-rigide peuf aussi faire l'affaire. Le parcours se fait à 30% sur des singles, 30% sur des pistes et le reste sur petites routes. Prendre de l'eau : deux possibilités de ravitaillement à La garde-Freinet et une source dans la descente de Notre Dame des Maures.

Le retour peut se faire en TER, c'est le plus pratique.

Dans la région on peut se faire d'autres GTM en profitant des infrastructures ferroviaires. La GTE ou Grande Traversée de l'Estérel (testée et approuvée), la GTR, pour Grande Traversée de la Roya, une partie de la Transvésubienne (en bus). En revanche, on peut regretter que les chemins de fer de Provence n'acceptent pas les VTT...


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Ce n'est plus le même ! La dernière fois que j'avais fréquenté le couloir des Italiens, au Gélas, c'était il y a prés de six ans. Il faisait beau et le couloir se trouvait en neige dure, avec du verglas et quelques rochers pointant leur nez. Des conditions délicates pour le descendre...

En ce dimanche 4 mai 2014, la nebbia, ce brouillard collant et humide remontant depuis la plaine du Pô, donne au couloir un petit air inquiétant. Aprés les premiers mètres, il plonge dans le blanc et l'inconnu... Il n'y a pas de trace. Personne et les skieurs de rando se contentent du balcon et de la vue sur le lac Long et la haute Gordolasque, avant de redescendre par le même itinéraire.

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On sera donc les seuls dans le couloir. Tant mieux !

Pourtant, les conditions sont bonnes pour le parcourir : couche de neige fraîche, sous-couche dure et stabilisée, temps froid... Un compagnon d'aventure décide de le descendre à skis. Avec un autre copain, je le parcourai plus prudemment en piolet/crampons, en son centre.

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Les rochers du balcon contournés, nous plongeons dans l'inconnu à reculon, laissant au dessus de nous les corniches de neige du balcon. La première partie se descend rapidement. Etrange impression, nous descendons alors que les nuages montent à toute vitesse pour passer les crêtes.

Au bout de quelques minutes le brouillard se lève et permet de voir le bas du couloir et le glacier du Gélas, recouvert d'un bonne couche de neige. Plus loin, on devine les vallées alpines Italienne et encore plus loin la plaine du Pô. Tout au fond, on devine le massif du Mont Rose et le Cervin.

Aujourd'hui, il n'y a pas de rocher, pas de glace. Le couloir est accueillant, rassurant, maintenant que nous le fréquentons depuis quelques minutes. Il se laisse descendre rapidement et en sécurité. Tout est figé dans le froid et aucune pierre ne vient se détacher de la falaise du Gélas. Le vide est pourtant présent.

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A sa sortie, il faut brasser dans prés de 50 centimètres à 1 mètre de neige fraîche, avant de creuser une plateforme où chausser les skis. Le couloir franchi, le plaisir continue avec plus de 1 000 mètres de dénivelées pour rejoindre le refuge Soria. Il s'agit d'une des plus belles descentes des Alpes du Sud dans de grandes combes. Dans le dos, la face Nord du Gélas recouverte de neige. En face, la plaine du Pô et l'ensemble de l'arc alpin, du Viso au Mont Rose.

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Au refuge Soria, il faudra remonter en direction du col de Fenestre, mais c'est une autre histoire...

Savoir +

Départ de la Madone de Fenestre

Pour retrouver les informations sur cette course, c'est sur skitour.

Matos : celui du ski alpinisme avec piolets-crampons-casques et un brin de corde si on n'est pas certain des conditions dans le couloir.


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Les bonnes conditions de neige de ce début mars permettent d'envisager des sorties insolites en ski de randonnée. Si vous n'avez pas encore promené vos spatules sur les sommets des préales de Grasse ou de Provence, je vous propose cette carte intéractive pour visualiser six sorties testées et approuvées par mes soins (et mes skis). Photos, videos, compte-rendu et topos vous aideront à organiser votre sortie.

Du bon ski qui sent la lavande, avec quelquefois la vue mer, ou alors dans des endroits isolés et atypiques.

Alors ?


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