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Le Ferrier, le Castellaras et Bleine... Trois cols de moyenne montagne pour une virée de 90 km sur les routes des préalpes d'azur au printemps. Voici le menu de ma dernière sortie cycliste. Cette fois, pas de VTT, pas de ski de rando, ni de chaussures de trail, mais "seulement" un bon vélo de route pour une aventure qui ne manque pas de charme.

 

Départ de Saint-Vallier, sous un soleil printanier. J'attaque la montée du Ferrier dans un univers minéral et trés méditerranéen. Puisqu'on parle de la mer, la voilà. Elle ferme l'horizon derrière les collines de l'Estérel. On la voit jusqu'au cap Camarat, derrière Saint-Tropez. La montée est rude mais courte. Moins de 20 minutes. Au col l'ambiance change en passant la barre symbolique des 1000 mètres d'altitude.

Bienvenue en moyenne montagne dans les préalpes de Grasse, ou les préalpes d'azur ! C'est comme ça qu'on les appelle depuis que le Parc Naturel Régional existe.

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Aprés la longue traversée vers Canaux, sur du faux plât et un peu de descente pour rejoindre les sources du Loup, j'attaque la montée du Castellars. Passé le col l'ambian,ce change une nouvelle fois. C'est vert, il y a de grandes étendues et des sapins. C'est la Suisse au coeur des Alpes-Maritimes. Direction Thorenc, puis Valderoure et Mallamaire par une grande plaine. Dans les champs les vaches et les moutons regardent passer les...cyclistes qui eux regardent la route. La vitesse moyenne dépasse ici les 30/35 km/h. Grand plateau, petit pignon !

Aprés Mallamaire, c'est encore un autrre univers. L'horizon est bouché par le Teillon sur lequel fondent les dernières plaques de neige d'un hiver exceptionnel. Direction le joli village de Saint-Auban et ses gorges qui invitent le cycliste. Mais, non. Avant le village, je prends à droite direction la vallée de l'Estéron et le col de Bleine, par la plus petite route de cette virée et la plus sympathique.

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Voilà le col ! Un peu plus de 400 mètres de grimpette pour 5 km de lacets dans la sombre forêt du versant Nord. J'attaque dans un grand silence. Ici, on ne croise pas grand monde et on entend arriver les voitures. C'est parti pour de beaux virages à négocier en danseuse. Au col, le compteur affiche 60 km. Il en reste 30 pour rentrer à Saint-Vallier. Je croise trois cyclo Allemands qui ont fait le Bleine par le Sud et restent sur le cul en voyant le panorama qui s'ouvre vers le Nord. La chaîne du Mercantour, toute blanche, barre l'horizon. Descente vers la pleine de Thorenc. Dans la descente, je retrouve la chaleur.

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C'est maintenant reparti pour le col du Castellars et celui du Ferrier, que je franchis dans l'autre sens.


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Dans la série le VTT fait son cinéma, je souhaite ajouter cette petite vidéo pleine de poésie, avec de belles images de paysage et avec des enchaînements doux.

Il s'agit d'une ascension physique  et surtout d'une descente ultra technique d'un sommet de 2 500m dans le Karwendel Autrichien.

Bonne séance.

 


 

 


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Sur internet le VTT fait son cinéma. Et il y a le choix !
De la simple vidéo amateur, tournée avec une caméra embarquée, au film promotionnel, mis en boite avec des moyens, en passant par quelques pépites artistiques, on trouve de tout. Le VTT est un sujet. Un acteur. Une source d'inspiration. Boudé par les écrans de TV, les amateurs frustrés se ratrappent sur le net, profitant de la liberté de mise en ligne offerte par la toile.
Une production de qualité existe. Et bonne nouvelle, il n'y a pas que des films d'actions, genre enchaînement de séquences de freeride avec une bande son à faire exploser les tympans. Certains jeunes (ou moins jeunes) réalisateurs n'hésitent pas à utiliser les moyens modernes de prise de vue pour faire vivre un univers très personnel et raconter ou inventer de vrais histoires à travers le VTT. Le vélo devient même un objet artistique pour Rémy Masseglia qui immortalise, avec talent, la rencontre entre un cycliste et une danseuse de flamenco. Olé, une de ses dernières production est à voir. Et revoir. Pour d'autres, le VTT est une invitation au voyage. Pas vrai Tito ? Cet aventurier met en boîte ses virées en Corse, à travers les Alpes, ou aux Indes avec très peu de moyens.
Voici une petite sélection très personnelle de quelques vidéo à ne pas rater. Une sélection à voir et revoir quand on ne peut pas aller rouler !
Bonne séance...
  • La haute route à VTT ? C'est possible, il n'y a qu'à regarder ce film. Il faut dire que nos deux héros portent plus qu'ils ne pédalent, mais l'esprit est bon : traverser de grands espaces alpins. Filmée au plus prêt des deux vététistes cette vidéo rend bien la sensation d'efforts, de froid ou d'humidité, qu'ont éprouvés ces deux forçats de la montagne. Un film rare avec des images qui donnent envie de porter son vélo des heures en haute montagne pour aller chercher des cols improbables... 


 
  • Ce n'est pas vraiment du VTT, mais j'aime ces images. Ce petit film retranscrit, au plus prêt du bitume, la vie d'un coursier dans la ville de Charlotte aux USA. Ce n'est pas nouveau comme images, ou comme thème, mais il y a dans ce film une ambiance que j'aime bien. Et le personnage central a une gueule qui imprime la bobine (enfin les pixels).

 


 
  • Connaissez-vous Tito Tomasi ? D'habitude ce jeune artiste-aventurier s'exprime à travers ses carnets de voyage où il croque dans des couleurs vives et des dessins naïfs ses virées à l'autre bout du monde : Pérou, Equateur... Depuis sa traversée de Corse et des Alpes, il s'est mis avec un certain bonheur à la vidéo. Sans grand moyen, il arrive à sortir de jolies film qui donnent envie de prendre son VTT, un sac à dos et de partir rouler... Depuis quelques semaines il s'est adjoint pour les montages l'aide des génies de GenepiFilm et on voit la différence. cette fois, on le suit au Sri-Lanka pour une session surf et VTT exotique.

 


  Cadeau : si vous avez aimés le Sri-Lanka, je vous ai mis la traversée des Alpes de Tito via le GR5.

 


  • Le film promotionnel peut aussi raconter une histoire. Pour mettre en valeur son Fourstroke 29, la marque Suisse BMC n'a pas hésité à mettre en scène deux de ses coureurs, dans une virée où ses pilotes maison s'affrontent sur un même bike. Alex Moos, XC Marathon d'un côté. Tobi Woeggon, Freeride de l'autre. Et au milieu un VTT. Une bonne occasion de découvrir les Alpes Suisses.

 


 
  • " Au pays de Forcalquier, le VTT est une culture ". C'est Antoine qui l'affirme en couleurs et en images à travers les aventures des membres du Forcal'Crew. Et c'est vrai ! Cette fois la bande de jeunes riders du Forcal'Crew s'en donne à coeur joie sur les crêtes et dans les combes de Lure.De très belles images, avec des couleurs chaudes, des soleils couchants ou rasants, un montage et un rythme avec une très perso. On en redemande.

 


  • Bien entendu, il est difficile de passer à côté du phénomène "A bike movie". Belles images, musique, rythme, action... Les azuréens de Genepifilm assurent comme on dit.

 


 
  • Pour la fin, je vous ai réservé le meilleur (à mon avis) : les vidéos de Rémy Masseglia. Bien entendu ses images sont belles, il y a une bande son super, un montage rythmé... Bon, ces qualités on les retrouve, de plus en plus à travers les productions actuelles. Ce qui différencie Rémy Masseglia des autres c'est simple, mais essentiel : l'histoire ! Dans chacun de ses films le réalisateur de la Roya met en scène le vélo autour d'une histoire avec un univers personnel à la limite du fantastique. "  Les images sont trés travaillés et les effets aussi. Rémy n'hésite pas à jouer avec le noir et blanc et des couleurs en incrustation. Il a aussi ses acteurs et surtout sonactrice fétiche. Histoire sans freins, que j'ai sélectionné, " a été primée au festival Cinémator de Carros et "Olé" est en tête des vidéos visionnés sur Zapics. Vraiment à voir et revoir, ou découvrir pour ceux uqi ne connaissent pas.

 

 

Sur le tournage de "Olé". Une idée de l'ambiance...

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Vous cherchez des chaussures de VTT bonnes à tout faire et mauvaises nulle part ? Essayez la Rime MTB de Specialized.

Sur son site la marque US avance que " La Rime marie les performances d‘une chaussure de XC tout en proposant un confort de marche exceptionnel. Sa robuste semelle Vibram®, sa tige solide, son laçage Boa® et sa technologie Body Geometry font de la Rime la chaussure idéale de randonneurs sportifs et autres enduristes ". Pour une fois, ce n'est pas que du baratin de marketing. Si pour l'Enduro la chaussure est un peu light, pour le reste des pratiques, elle convient parfaitement, comme c'est écrit et comme j'ai pu le tester pendant un an aprés avoir acheté ce modèle.

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Mon cahier des charges :

Je cherchais une chaussure suffisament rigide pour ne pas trop perdre d'énergie au pédalage : la Rime remplit le cahier des charges.

Je cherchais une chaussure assez confortable pour pouvoir la garder plusieurs heures, voir toute une journée, avec du pédalage intensif, des descentes techniques et du portage/poussage en terrain de montagne : la Rime remplit également ce cahier des charges.

Le test des "un an" :

J'utilise ce modèle depuis à peu prés un an. Elle a subit un Roc d'Azur, les Terres Noires, le rando raid de la Meije et de trés nombreuses sorties par tous les temps et tous les terrains. La semelle n'est pas trop entamée et a gardé sa rigidité. Sans aucun lavage, sauf les passages à gué et la pluie, le cuir a conervé une certaine blancheur d'origine. Et il est plutôt solide : à part quelques griffures, je ne note pas de déchirure ou d'arrachage. Le lacet du Boa ne s'est pas arraché non plus. C'était une de mes craintes au moment de l'achat. Je regrette juste que la couture des deux pointes commence à se défaire, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. Mais il n'y a pas encore de décollage de la protection.

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Les +:

Le chaussage, un peu comme une chaussure d'escalade ou une pantoufle. Il n'y a pas de languette qui se balade et coupe la circulation. Il s'agit d'un chausson que l'on enfile. La semelle intérieure également qui est trés confortable. La tenue de pied. Le compromis rigidité/confort. Le serrage du Boa (photo ci-contre), trés précis et rapide, est un +.

 

Les -:

Comme je l'ai signalé plus haut, la couture qui se défait en bout de pied. Peut-être des crampons pas assez agressifs sur terrains gras, la semelle ayant tendance à bourrer facilement, ou glisser. Le prix : 150 euros, c'est pas donné au départ, mais justifié si on tient compte des qualités et de la robustesse. peut-être un poil plus de protection au niveau de la cheville pour une pratique plus engagée.

 

 

 

Le lien vers la page  specialized


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Les Mourres ? On y passe, on y revient, on y retourne... quand on emprunte certains des circuits VTT balisés au départ de Forcalquier. Le site est ultra connu des randonneurs. Depuis quelques années, il est devenu un "spot" de VTT. A raison ! En plus de la piste qui conduit au Clos de Melly, les Mourres proposent plusieurs petits chemins ou sentiers roulants, ou techniques, ou cassants, mais toujours ludiques. On y va ?

2013-04-15-17-27-26.jpgUn petit conseil avant de prendre la route : il faudra préférer une période de beau temps pour aller aux Mourres. La boue y a plutôt tendance à être un peu trop collante.

Autre petit conseil pour pouvoir continuer à en profiter : il vaut mieux éviter de rouler n'importe où entre les formations calcaires et rester sur les sentiers ouverts et balisés. Les Mourres sont fragiles.  Il s'agit de rochers calcaires à la base marneuse amincie par l’érosion. La multiplication des passages (cavaliers, vététistes, randonneurs et autre...) accélère l'érosion.Les Mourres ont traversé les millénaires. Il serait dommage qu'en quelques années, elle se retrouvent à terre...

Heureusement, depuis un an la communauté de communes a aménagé le site en y installant des panneaux d'information, un parking, une aire de pique-nique et surtout des circuits piétons et VTT.

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L'autre point fort du site, c'est sa vue. Elle va de la montagne de Lure au Nord, aux crêtes  des préalpes de Provence et du Verdon, en passant par les monts du Lubéron et la vallée de la Durance. Epoustouflant. Un peu trop même... Nouveau petit conseil : profitez de la vue une fois à l'arrêt, sous peine d'aller tater du calcaire un peu trop vite.

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C'est tout ? J'allais oublier : entre la colline des Mourres et la vallée du Beveron la Provence verte laisse la place à un paysage minéral, formé de de rochers calcaires, de ravines et de végétation rase. Les Mourres, c'est Moab ou la vallée de la mort aux USA. Allez y rouler à 14 h en plein mois d'août, vous vous croyerez vraiment dans la vallée de la soif. Chaud devant ! Par contre l'hiver, il peut y faire trés trrés froid. Cette année, les Mourres ont même été skiables quelques heures. Si, si... Si vous ne me croyez pas, allez voir .

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Alors ? Y'a plus qu'à rouler !

 

En attendant, je vous propose de visionner cette petite video des Carnets de Rando.

Pour plus d'info :
l'OT de  Forcalquier
le club  VTT du coin

 

 


 

 

 


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Est ce que c'est bien la Corse que l'on voit du Cheiron, ou son ombre, ou un mirage ? Pour en avoir le coeur net, il n'y a rien de mieux que d'aller y jeter un coup d'oeil. Montée en ski de rando avec une neige de printemps. Soleil, ciel bleu, chaleur et au sommet, le spectacle, toujours aussi surprenant même si on est déjà monté des dizaines de fois au Cheiron : ce vide qui s'ouvre sur la méditerranée 1 800 mètres plus bas et à moins de 40 km, et cette sensation d'espace qui donne le vertige. Le paysage s'ouvre des montagnes toulonnaises, en passant par les Maures et les îles d'Hyères. A l'Est les sommets de la frontière italienne. Au Sud, la Corse et les îles italiennes. En accentuant un peu les contrastes de cette photo, les montagnes de la Corse. En cet hiver 2013 le Mont Cinto et ses voisins ont reçu pas mal de neige.

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Si on se retourne, au Nord, encore de la neige avec les crêtes frontalières du Mercantour. Là aussi le blanc domine en cette fin d'hiver qui annonce une saison de ski de printemps d'exception !

 

A suivre....


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Peyrescq ? C'est le bout du bout du monde ! Plus un commune, pas vraiment un hameau... Le site a été restauré dans les années 50 et 60 par des universitaires belges. La plupart des maisons appartiennent à des associations, ou des universités et le site accueille régulièrement des conférences... Pour un départ de rando à ski, il y a plus insolite, mais c'est beaucoup plus loin. Enfin, plus loin, oui et non, parce que pour arriver à Peyrescq, il faut quand même en vouloir. Du bas de la vallée, on n'aperçoit pas le village. Il se confond avec les gros blocs rocheux. Ce n'est qu'au dernier moment qu'on comprend que l'endroit n'est pas naturel. Les maisons se logent sur un promontoir qui domine la vallée de la Vaïre. Elle se blotissent entre les rochers.

Pour rendre le départ un peu plus dépaysant, la rando débute devant d'étranges sculptures dans de gros blocs de rochers...

Bon, bon, bon... En avant, pour rejoindre le sommet du Courradour sous un soleil de plomb. Il fait chaud mais la neigen ramollie par la pluie de la veille a gelé dans la nuit. La progression à travers la forêt se fait rapidement, sur une surface dure. Fin du sous-bois. La montée se poursuit sur une pente régulière, à travers un paysage ouvert sur le haut verdon et les montagnes des préalpes de Grasse. Maintenant le ciel se voile.

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Voici le sommet du Courradour et ses drapeaux tibétains. La vue est dégagée sur Plan Rieu et le Grand Coyer. Nous descendons, sans enlever les peaux, par un brèche à travers la falaise. Elle est juste assez large pour y passer en escalier. Petite glisse avec les peaux sur une poudresse de rêve. La traversée de Plan Rieu, en direction de la cabane vieille est un grand moment de ski à travers un large plateau désertique fermé par les pentes du Coyer. La neige est dure et la vitesse de progression toujours soutenue.

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Un petit vent froid se lève au moment où nous attaquons la rude montée vers le Collet d'Emburles à 2300 mètres. Le ciel se fait menaçant, le froid plus vif. Du printemps nous faisons un bon en arriève vers l'hiver. Un groupe file vers un sommet anonyme à 2565 mètres et un autre vers le Grand Coyer. Peu inspiré par la neige, et plutôt attiré par le promontoir offert par mon Collet d'Embrule, je profite du paysage et du jeu des nuages et de la lumière sur la neige.

La première descente se faite sur une neige mi cartonnée mi dure, rendue inskiable par un effet de jour blanc sans brume. Cette mauvaise lumière efface tout relief et il est difficile ressentir si on descend, monte, glisse, ou si on est à l'arrêt. Etrange sensation qui donne mal au coeur. C'est avec plaisir que nous remettons les peaux pour retraverser Plan Rieu en direction des crêtes du Courradour que nous gagnons aprés avoir franchi une forêt de mélézes et brassé pas mal de poudresse.

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Sommet, soleil, masses de nuages sombres et enfin descente sur une neige de printemps, un peu lourde sur la fin. Et un lièvre qui fera un bout de descente avec nous !

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Bilan de cette journée : 14 km, 1 300 m de montée pour moi et 1 600 mètres pour les plus courageux.


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Parti pour promener mes baskets en moyenne montagne dans le secteur du col de Vence, je ne pensais pas faire un trail...blanc !

Départ du parking, à 790 mètres d'altitude, sous le soleil et au "petit trot" pour rejoindre tranquillement le vallon de Barbe et le GR 51. Facile, ça descend jusqu'au Gr par un jolie sentier au sol plutôt souple. A à 618 mètres d'altitude, fin de la promenade de santé : les choses se corsent ! Il faut maintenant remonter en direction du col sous un soleil printanier et par quelques coups de cul plutôt raides.... Il fait presque chaud quand j'arrive à la Combe de la Baisse, en grande partie recouverte de neige. Drôle de contraste entre le versant au soleil et celui à l'ombre.

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Pourquoi ne pas rejoindre les crêtes du Puy de Naouri ? Oui, pourquoi pas ? Allez, oui ! En avant par un joli sentier montant entre restanque et forêt de sapin. La neige est là, de chaque côté de la trace puis elle la recouvre... Début du trail blanc. La pente se redresse, la neige s'épaissit. Dans ces conditions la moyenne horaire s'abaisse. Encore quelques mètres dans 20 centimètres de neige et voilà la crête de Naouri et la limite des 1 000 mètres d'altitude. Un vent fort m'accueille et me rafraîchit. D'un côté la vue sur la mer, de l'autre sur les crêtes du Mercantour.

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Encore quelques mètres de montée et c'est la la baisse. Direction le Nord Est pour rejoindre la grande piste de la Bégude. Mais pour y arriver, il faut traverser un plateau complètement enneigé. Le sentier a disparu sous 20 à 40 centimètres d'une neige lourde. Les baskets s'enfoncent et s'humidifient. Les chaussettes sont trempées et les pieds ont froid... Accélérer pour gagner un peu de chaleur ! Je traverse pour rejoindre la piste de la Cavetière. Aprés la neige, la boue. Les chaussures pèsent 10 kg, les jambes sont lourdes, mais le rythme est bon et le soleil réchauffe.

Maintenant la route. Puis au bout de 100 mètres retour sur un petit sentier avec pas mal de pierres et de marches. Aprés la neige et le froid, c'est le retour du printemps, et la fin de mon trail.

 

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Dans ma liste de sorties de ski de randonnée insolites je voudrais " les Mourres", au dessus de Forcalquier.

Les Mourres ?

Impossible à skier me direz-vous ! En principe oui... Mais avec cet hiver un peu fou qui s'amuse à déverser régulièrement des tonnes de neige un peu partout en France pourquoi pas ?

Avec 20 centimètres tombés la veille et dans la nuit l'idée fait son chemin : y aller ou pas ? Y aller, bien sur !

Je chausse à la sortie de la maison, à 540 mètres d'altitude. Traversée du lôtissement en ski de rando, direction le cimetière de Forcalquier pour récupérer le sentier VTT balisé. Le soleil se lève sur le village.

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Il fait froid. La neige est pour l'instant lègère et bien présente. Elle permet de glisser sur des sentiers que j'emprunte d'habitude en trail ou VTT. Je traverse un chant d'oliviers, puis direction le GR 6 que je suis jusqu'à La Parise.

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Il faut traverser la route, sans déchausser, et continuer de monter en direction des Mourres pat le GR. Le sentier ne se prête pas vraiment à la progression à ski, mais c'est plutôt amusant de cheminer ski au pied dans ce paysage. Tout le pays de Forcalquier est blanc. Au loin la vallée de la Durance également. La brume empêche de voir au delà, en direction des montagnes du Verdon. En revanche la Lure émerge. Elle aussi blanche. On pourrait presque la rejoindre avec les skis... Mais je m'arrête au sommet des Mourres, à 740 mètres d'altitude.C'(est déjà exceptionnel d'être là avec ce paysage.

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Petite virée au milieu des formes calcaires étranges et imposantes, recouvertes de neige et d'un silence pesant. Pas un bruit, pas un brin de vent, personne... Heureusement : ils me prendraient pour un fou... de ski de rando !

C'est le moment d'enlever les peaux et de descendre par la piste 4x4 qui rejoint le parking des Mourres. Il y a quelques cailloux qui raclent les skis, mais je peux enchaîner plusieurs (mini) virages. Voici la route. Le chasse neige est malheureusement passé. Je porte les skis et marche  jusqu'à la Parise. A la piste je rechausse pour glisser un peu comme en ski de fond jusqu'au cimetière du village.

Bilan : deux semelles de ski à refaire et le plein de belles images. Sans oublier un bon coup de plus à ajouter à ma liste.

 


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