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Je n'avais encore jamais fait le Marseille-Cassis. Trop de bitume, trop de monde... Je suis plutôt un habitué des singles en VTT ou trailrunning et des pentes vierges en ski de rando.

Et puis, pourquoi pas ?

15.000 participants pour cette édition 2014, et moi. Celà fait beaucoup de monde sur le boulevard Michelet, au départ de Marseille. Une heure avant le coup de sifflet, les coureurs sont enfermés entre des grillages, au milieu de la route. On se pousse, on se tasse et finalement, tout le monde se retrouve debout, les uns contre les autres, l'espace vital vite réduit au minimum. Il va falloir attendre une heure comme çà. Le temps passe lentement et certains ont envie d'aller aux toilettes et vont uriner dans des sortes de grandes poubelles, ou plutôt des WC pour homme  posés contre les grilles. Des filles escaladent le grillage pour aller derrière une maison, un peu plus loin. Drôle de rituel ! Et ce n'est pas terminé. A top moins 5 minutes, des dizaines de vêtements sont jetés par des concurrents, de l'autre côté des grillages. Ils enlèvent les couches mises pour attendre au chaud. Cela fait le bonheur de certains passants qui repartent avec un pull, un tee-shirt.

Mais l'ambiance est bonne et tout le monde se parle, échange rigole.

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Un gars drolement vétu m'interpelle : " je supporte pas ces grillages et les agents de sécurité, çà me rappelle la prison". J'ai envie de lui dire qu'il peut partir en courant, personne ne va le courser. A quelques mètres, des coureurs portent le maillot de leur entreprise. Il y a là des ouvriers, des cadres et même des patrons de grandes boîtes. Marseille-Cassis, est un condencé de la société, avec un lien commun : tout le monde y laisse de la sueur.

Mais revenons à la course. Le temps passe et le chrono va se déclencher.

Pour l'ancien tollard, je me trompais. Le départ est donné et des milliers de coureurs se mettent à le suivre, à avancer, doucement, puis en trotinant, puis de plus en plus vite jusqu'à ce que chacun ait trouvé son rythme de course et se soit calé derrière les porteurs de drapeau qui indiquent les temps de course.

 

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Cette foule immense qui se met à courir vers un même but, communique une étrange impression de puissance, comme si tous ces efforts individuels s'associaient. Moi aussi, j'en fais partie et c'est une sensation qui donne des ailes.

Enfin, pas trop, il faut tout de même poser un pied devant l'autre en gardant de la vitesse et aussi trouver son souffle, parce que la montée de la Gineste est déjà là, et il reste encore une bonne quinzaine de bornes.

 

 

 Premier ravito et c'est la guerre pour attraper une bouteille d'eau et un morceau de banane. Le sol est trempé, des coureurs me coupent la route. Faire gaffe ! Se retrouver au sol ici serait dommage, alors que je me prends rarement des bûches en VTT sur des sentiers défoncés.

La montée est moins difficile et longue que ce que je pensais. L'habitude aussi du trail et des grimpettes casse-pattes. Le passage du col se fait dans une ambiance Tour de France. Je double et garde un bon souffle. Des concurrents en difficulté sont encouragés par d'autres, en meilleur forme. Belle solidarité.

 

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C'est la descente qui est plus difficile. Le rythme est élevé et dans ses conditions, les chocs sur le sol se font ressentir dans toutes les articulations. Et là aussi, surprise, la descente se fait rapidement, le paysage et la concentration pour ne pas rentrer dans un autre concurrent, aidant. Il y a aussi une grosse ambiance le long de la route. On pense à autre chose qu'à l'effort. C'est plaisant d'être là et de communier avec les milliers d'autres runners.

Et puis à l'horizon, la mer. Et les falaises du cap Canaille. Que demander de plus ?

Voilà les premières maisons de Cassis. Court moment d'euphorie. Puis, c'est le panneau "Cassis". La course n'est pas terminée et le mollet gauche a des signes annonciateurs de crampes... Tenir et avaler un tube de "power" pour attaquer la cruelle montée des pompiers, puis la dernière descente, où un concurrent a fait un malaise. C'est bête, si proche de l'arrivée.

 

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Voilà le port de Cassis et cette foule, le long des barrières. Grosse ambiance. La ligne d'arrivée, tant espérée. Et le plaisir d'avoir courru un mythe, qui ne se démonte pas depuis 35 ans.

Marseille-Cassis est une belle course !

 

Le reportage TV de France 3 Provence :

Video You Tube, passage à Luminy 

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A quoi ressemblait le Roc d'Azur, il y a 20 ans ?

C'était l'époque du départ depuis le village Léo Lagrange de Ramatuelle.

Les VTT n'étaient pas encore tout suspendu. Quand on avait une fourche amortie de 60 mm c'était une révolutio, sinon la classe était d'avoir une potence "flextem"

On roulait avec des cuissards et maillots fluo (la classe à l'époque)

Les tubeless n'existaient pas (donc on  creuvait beaucoup plus)

C'était la remontée vers le chateau Voltera, aprés le mythique sentier du littoral.

C'était aussi le sentier des Moulins de Ramatuelle et la vue sur Saint-Tropez.

Ah oui, en repartant le soir en voiture, on se tapait 20 km d'embouteillage pour quitter Ramatuelle...

Le salon du Roc se réduisait à quelques tentes dans un champs.

Comme aujourd'hui, on transpirait un max et le plaisir de rouler et de se défoncer sur un VTT, à travers des singles mythiques, était déjà là ! L'essentiel, non ?

Mais le mieux est de regarder cette vidéo maison (réalisée avec un camescope Sony à cassette et bande, l'ancêtre de la GoPro) :

 


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Jean-Claude Bourret au départ du Roc d'Azur ? Voici une anecdote que seuls les plus anciens vététistes connaissent § Celui qui fût une star du petit écran dans les années 90, à l'époque où il n'y avait que 5 ou 6 chaînes de TV, avant de devenir un chasseur d'OVNI, a effectivement donné le départ du Roc d'Azur, époque Ramatuelle. En costume et cravate, s'il vous plait !

C'était je crois en 1994. A cette époque les Go Pro n'existaient même pas en rêve et, pour garder quelques souvenirs animés, il fallait sortir le lourd et encombrant camescope Sony. Les images s'enregistraient sur des K7 que l'on diffusaient uniquement sur la TV... Autant vous dire que c'était la préhistoire du pixel et du numérique.

Cette année-là, j'ai courru le Roc sur un Sunn, le trés classe DIX, tiré à 500 exemplaires pour les 10 ans de Sunn.

J'ai retrouvé de cette époque lointaine une vidéo du départ du Roc d'Azur. Pour qu'elle arrive jusqu'à vous, il a fallu convertir les images de la cassette sur un support CD, passer le fichier sur un ordi, sélectionner le bon passage, faire un petit montage...

Et voici, en avant première, 21 secondes de Roc d'Aur, de l'époque où la course s'élançait encore de Ramatuelle pour traverser la plage de Pampelone et, à la fin, emprunter le mythique chemin des douaniers puis la montée du château Voltera... Souvenirs, souvenirs pour les 30 ans de cette courses.

Même si les VTT de l'époque sont, pour la plupart, sans suspension avant, même si les roues sont en 26', même si la débauche de technologie est loin d'être ce qu'elle est devenue, la course part fort ! Le lancement, en meute, n'a rien à envier à celui du Roc actuel. Le spectacle est déjà là. On notera, au passage, les couleurs des tenues : pas mal de fluo et de vêtements peu techniques et amples.

Autre remarques : si certains partenaires du Roc de cette époque sont toujours-là (Hutchinson, Isostar, VTT mag') d'autres ont disparu, comme MBK qui, dans les années 90, proposait à la vente de lourds, mais indestructibles VTT. J'en ai eu un !

Bonne video et bon Roc d'Azur !

 

 

 


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" Sur la porte du cimetière de Barles, il y a une boîte aux lettres". En arrivant dans ce petit village des Alpes de Haute Provence, je repense à cette première phrase des Courriers de la mort, le roman policier de Magnan.

Aujourd'hui, je n'ai pas remonté la route de chèvre des Clues de Barles pour dénouer les fils d'une sombre histoire policière et vérifier si Magnan a inventé sa boîte aux lettres... Barles est le départ de ma virée VTT.

Bienvenue au coeur du massif des Monges, entre Seyne les Alpes et Digne. Ce n'est pas le massif le plus connu des préalpes de Provence. Il se fait discret et reste en dehors des grandes destinations touristiques de la région : le Verdon, l'Ubaye, ou plus loin le Lubéron... Les Monges, c'est pourtant l'aventure et de beaux dénivelés à grimper à VTT. Quelques circuits sont balisés par la FFC. Mais le plus tentant est de partir à l'aventure. Ce que je fais en remontant le vallon de la Descoure en direction du hameau de Vaux et du col de Clapouse à 1652 mètres.

 

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Une précision : aux Monges, les montées sont hardues et pour atteindre ce col alpin, il faut pédaler, fort et pousser et porter. Mes les efforts en valent la peine. Au col, je décide de suivre la ligne de crêtes, vers le Nord Est pour un tour des plus hautes lignes du massifs. Ce n'est pas le meilleur choix à faire quand on se trimballe sur son dos un VTT. Parce que les prochains kilomètres vont se faire sur des montagnes russes et sans chemin, ou presque... La variante du GR6 est sauvage, un peu engagée et peu empruntée. Il faut porter dans des pentes raides, de hautes herbes qui glissent ou des éboulis. Mais quel paysage et au moins, on ne croise personne, à part des vautours et quelques fossiles qui décorent le sentier. Ne pas y marcher dessus, la réserve géologique n'est pas loin... Au sommet de l'Oratoire, je suis soulagé d'avoir terminé la groose partie ascendante de ma virée.

 

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Je file sur la crête de Val Haut, avec encore quelques petits portages. Dernière difficulté pour monter au col des Tomples. Les efforts sont récompensés par un alpage accueillant et une belle vue sur le massif de l'Estrop. Descente à la cabane des Planes et remontée par une bonne piste vers le col de la Combanière. Il se met à pleuvoir et le vent souffle plus fort. Je me fais siffler par des marmottes.

 

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Heureusement, c'est la belle et longue descente finale vers Auzet et la civilisation, par une piste, puis un beau single ludique et rapide. Je file à travers alpages et sous-bois. Grisant !

A Auzet, je reprends la route pour gagner Barles et son unique bar où s'attablent quelques touristes. Et je me demande : " y a-t-il une boite aux lettres sur la porte du cimetière de Barles ?".

Pour en avoir le coeur net, il n'y a qu'à aller voir.


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