A quoi ressemblait le Roc d'Azur, il y a 20 ans ?

C'était l'époque du départ depuis le village Léo Lagrange de Ramatuelle.

Les VTT n'étaient pas encore tout suspendu. Quand on avait une fourche amortie de 60 mm c'était une révolutio, sinon la classe était d'avoir une potence "flextem"

On roulait avec des cuissards et maillots fluo (la classe à l'époque)

Les tubeless n'existaient pas (donc on  creuvait beaucoup plus)

C'était la remontée vers le chateau Voltera, aprés le mythique sentier du littoral.

C'était aussi le sentier des Moulins de Ramatuelle et la vue sur Saint-Tropez.

Ah oui, en repartant le soir en voiture, on se tapait 20 km d'embouteillage pour quitter Ramatuelle...

Le salon du Roc se réduisait à quelques tentes dans un champs.

Comme aujourd'hui, on transpirait un max et le plaisir de rouler et de se défoncer sur un VTT, à travers des singles mythiques, était déjà là ! L'essentiel, non ?

Mais le mieux est de regarder cette vidéo maison (réalisée avec un camescope Sony à cassette et bande, l'ancêtre de la GoPro) :

 


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Jean-Claude Bourret au départ du Roc d'Azur ? Voici une anecdote que seuls les plus anciens vététistes connaissent § Celui qui fût une star du petit écran dans les années 90, à l'époque où il n'y avait que 5 ou 6 chaînes de TV, avant de devenir un chasseur d'OVNI, a effectivement donné le départ du Roc d'Azur, époque Ramatuelle. En costume et cravate, s'il vous plait !

C'était je crois en 1994. A cette époque les Go Pro n'existaient même pas en rêve et, pour garder quelques souvenirs animés, il fallait sortir le lourd et encombrant camescope Sony. Les images s'enregistraient sur des K7 que l'on diffusaient uniquement sur la TV... Autant vous dire que c'était la préhistoire du pixel et du numérique.

Cette année-là, j'ai courru le Roc sur un Sunn, le trés classe DIX, tiré à 500 exemplaires pour les 10 ans de Sunn.

J'ai retrouvé de cette époque lointaine une vidéo du départ du Roc d'Azur. Pour qu'elle arrive jusqu'à vous, il a fallu convertir les images de la cassette sur un support CD, passer le fichier sur un ordi, sélectionner le bon passage, faire un petit montage...

Et voici, en avant première, 21 secondes de Roc d'Aur, de l'époque où la course s'élançait encore de Ramatuelle pour traverser la plage de Pampelone et, à la fin, emprunter le mythique chemin des douaniers puis la montée du château Voltera... Souvenirs, souvenirs pour les 30 ans de cette courses.

Même si les VTT de l'époque sont, pour la plupart, sans suspension avant, même si les roues sont en 26', même si la débauche de technologie est loin d'être ce qu'elle est devenue, la course part fort ! Le lancement, en meute, n'a rien à envier à celui du Roc actuel. Le spectacle est déjà là. On notera, au passage, les couleurs des tenues : pas mal de fluo et de vêtements peu techniques et amples.

Autre remarques : si certains partenaires du Roc de cette époque sont toujours-là (Hutchinson, Isostar, VTT mag') d'autres ont disparu, comme MBK qui, dans les années 90, proposait à la vente de lourds, mais indestructibles VTT. J'en ai eu un !

Bonne video et bon Roc d'Azur !

 

 

 


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" Sur la porte du cimetière de Barles, il y a une boîte aux lettres". En arrivant dans ce petit village des Alpes de Haute Provence, je repense à cette première phrase des Courriers de la mort, le roman policier de Magnan.

Aujourd'hui, je n'ai pas remonté la route de chèvre des Clues de Barles pour dénouer les fils d'une sombre histoire policière et vérifier si Magnan a inventé sa boîte aux lettres... Barles est le départ de ma virée VTT.

Bienvenue au coeur du massif des Monges, entre Seyne les Alpes et Digne. Ce n'est pas le massif le plus connu des préalpes de Provence. Il se fait discret et reste en dehors des grandes destinations touristiques de la région : le Verdon, l'Ubaye, ou plus loin le Lubéron... Les Monges, c'est pourtant l'aventure et de beaux dénivelés à grimper à VTT. Quelques circuits sont balisés par la FFC. Mais le plus tentant est de partir à l'aventure. Ce que je fais en remontant le vallon de la Descoure en direction du hameau de Vaux et du col de Clapouse à 1652 mètres.

 

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Une précision : aux Monges, les montées sont hardues et pour atteindre ce col alpin, il faut pédaler, fort et pousser et porter. Mes les efforts en valent la peine. Au col, je décide de suivre la ligne de crêtes, vers le Nord Est pour un tour des plus hautes lignes du massifs. Ce n'est pas le meilleur choix à faire quand on se trimballe sur son dos un VTT. Parce que les prochains kilomètres vont se faire sur des montagnes russes et sans chemin, ou presque... La variante du GR6 est sauvage, un peu engagée et peu empruntée. Il faut porter dans des pentes raides, de hautes herbes qui glissent ou des éboulis. Mais quel paysage et au moins, on ne croise personne, à part des vautours et quelques fossiles qui décorent le sentier. Ne pas y marcher dessus, la réserve géologique n'est pas loin... Au sommet de l'Oratoire, je suis soulagé d'avoir terminé la groose partie ascendante de ma virée.

 

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Je file sur la crête de Val Haut, avec encore quelques petits portages. Dernière difficulté pour monter au col des Tomples. Les efforts sont récompensés par un alpage accueillant et une belle vue sur le massif de l'Estrop. Descente à la cabane des Planes et remontée par une bonne piste vers le col de la Combanière. Il se met à pleuvoir et le vent souffle plus fort. Je me fais siffler par des marmottes.

 

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Heureusement, c'est la belle et longue descente finale vers Auzet et la civilisation, par une piste, puis un beau single ludique et rapide. Je file à travers alpages et sous-bois. Grisant !

A Auzet, je reprends la route pour gagner Barles et son unique bar où s'attablent quelques touristes. Et je me demande : " y a-t-il une boite aux lettres sur la porte du cimetière de Barles ?".

Pour en avoir le coeur net, il n'y a qu'à aller voir.


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Premier contact (aprés des années d'éloignement) avec les Calanques. Ce sera pour un trail en début de soirée, au départ de la route de Sormiou... L'idée est de rentrer avant la nuit (pas de frontale dans le sac, pas d'autre solution donc...).

Aprés avoir passé le rond-point de la Cayolle (noirci par des voitures qui ont eu un problème de combustion rapide), je stoppe ma caisse à côté de la cabane qui garde la route de Sormiou. Départ pour le col, en petite foulée. Je n'ai pas le temps de commencer à transpirer qu'une voiture me dépasse et pile. A l'intérieur quatre gars qui ont des "têtes pas tibulaires", mais pas loin." Elle est à vous la voiture garée là-bas ?" lance celui assis à côté du passager. Euh, quoi réponde dans ces cas là ? Non, oui, je sais plus, partir en courant dans les sous-bois... J'assume et choisis le "oui". Bonne réponse. Le même me conseille d'aller me gare plus loin, "parce que les gars de la cité ils vont vous la démonter et la laisser sur des parpaings". Sympa comme pratique locale...Et merci aux bons samaritains.

Je reprend donc la voiture et vais la garer au col de Sormiou. En sécurité ?

Deuxième départ, le vrai cette fois, pour suivre le GR 51 qui grimpe avant de descnedre vers le bord de mer. Direction le plan des Cailles pour une boucle, sans carte et avec simplement quelques souvenirs qui remontent à une quinzaine d'années. C'est presque l'aventure.

Passé le col de Cortiou, le paysage change. La mer vient barrer l'horizon d'un bleu profond et sombre. Les falaises tombent à pic dans la mer et le chemin se faufile entre ciel, mer et terrasses calcaires. Quelques pins essaient de survivre dans cet univers minéral. Des Goléands défient l'apesanteur. Voilà les Calanques !

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Le calcaire. Je l'avais oublié celui-là. Dans les Calanques, il est d'un blanc décapé par le soleil. Soit dur et coupant, soit arrondi et glissant... Le cauchemar pour une paire de pompes de trail, et surtout pour les chevilles. Les semelles morflent. A chaque pas, elles perdent un peu plus de caoutchouc sur ce sentier abrasif et agressif. Les placements de pied sont techniques. Il faut être précis dans la foulée et le toucher du sol mais, en même temps être prudent, sous peine de venir chuter lourdement, soi contre un rocher coupant, soi dans le vide...

Difficile de garder sa concentration tant le paysage est bluffant. Vertigineux même ! La mer se trouve à une petite centaine de mètres en dessous du single. Déroutant. Comme la sensation d'éloignement et de solitude. A moins de 5 km à vol d'oiseau de la seconde plus grande métropole de France, on se croirait perdu sur une île isolée. Pas de bruit, pas de Mistral ce soir... Dans cette ambiance les cabanons délabrés du plan des Cailles ajoutent un peu plus à la sensation d'être arrivé au bout du bout du monde.

Je décide de remonter par le grand Malvallon et croise les deux seuls randonneurs du coin, à part moi. Alors, ils sont où les marseillais ou les touristes ? Pas dans la remontée vers les trois Arches non plus. Le passage dans les éboulis, puis la grimpette dans les rochers sont physiques et techniques. Ca tire dans les cuisses et il faut s'aider des mains. Dans les Calanques, la frontière entre trail/rando et escalade n'est jamais bien loin. Il faut avoir le pied agile comme chamois et l'équilibre d'un funambule.

Au dessus du col de la Selle, le coucher de soleil vient faire oublier la présence de la "grande cité " que je distingue presque en ombres chinoises. Toujours personne pour traverser le plateau de l'homme mort et son sentier avec des dagues en calcaires. Attention à ne pas tomber, là non plus ! J'accélère... Un peu plus loin, on replonge dans l'ambiance marseillaise, avec l'odeur lourde de la station d'épuration qui remonte du du vallon...

Le soleil se couche quand je redescends vers le col de Sormiou. Le soleil a disparu. Un gars nettoie sa voiture (rouge) la radio poussée au max. Retour à la civilisation, ou presque...

Mes pompes de trail sont contentes de caresser le bitume.

 

Attention : les Calanques sont devenues un parc national. Se renseigner sur la réglementation.

 

Ces dernières années, les Calanques sont devenues une terre de trail à deux pas de Marseille. Un club, le Marseille Trail Club arpente ces montagnes qui tombent dans la mer. Une course est même organisée : le trail des Calanques, limitée à 130 participants.

 


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